L’IUT de Brest-Morlaix inaugure 700 m² de panneaux solaires

Franck Le Bolc’h, directeur de l’IUT de Brest-Morlaix, et Gaël Divard, vice-président Finances de l’UBO, inaugurent l’installation, en compagnie des équipes ayant contribué au projet.

Ce jeudi 26 mars, l’IUT de Brest-Morlaix a inauguré une installation de 700 m² de panneaux solaires sur son campus. Un projet emblématique de l’engagement durable de l’établissement qui s’inscrit dans la démarche Développement durable et Responsabilité sociétale de l’UBO.

Financé à 100 % par l’IUT de Brest-Morlaix, le projet a été mis en œuvre avec l’appui de l’UBO et de Brest Métropole. L’installation, qui permettra à l’IUT de réduire significativement son empreinte carbone tout en maîtrisant ses coûts énergétiques, a été inaugurée ce jeudi 26 mars.

Pour l’IUT, l’objectif est autant technique que pédagogique. Il s’agit de placer les étudiantes et étudiants au cœur d’un environnement exemplaire pour les préparer aux défis de demain.

Au-delà des panneaux solaires, cette initiative s’inscrit en effet dans une dynamique plus large de transformation du campus initiée par l’établissement et qui s’illustre, notamment, par la présence d’éco-pâturage avec des moutons, la plantation d’arbres fruitiers, le développement des parkings à vélos, l’organisation de repair cafés ou encore la mise en place de composteurs.

« Notre mission est de faire de nos étudiantes et étudiants des citoyens et citoyennes du 21e siècle, en les intégrant dans un environnement écoresponsable concret. »

Franck Le Bolc’h, directeur de l’IUT de Brest-Morlaix

L’installation en chiffres

  • 700 m² de panneaux solaires ;
  • 175 kWc de puissance crête instantanée ;
  • 175 MWh produits par an ;
  • 20 % de la consommation totale annuelle de l’IUT couverte ;
  • 80 % de l’électricité produite autoconsommée.

À l’UBO, les Cousettes tissent du lien

La politique volontariste de l’UBO en matière de développement durable et de responsabilité sociétale s’appuie sur un socle d’actions menées par l’établissement, mais aussi sur des initiatives du personnel, des étudiantes et étudiants, ou encore des services, composantes et collectifs. Parfaite illustration avec l’atelier de loisirs créatifs des Cousettes, qui conjuguent travaux d’aiguille et engagement social et environnemental.

« Les cousettes », une institution à l’UBO

« Les cousettes », c’est un petit groupe à la passion communicative – celle des travaux d’aiguille – qui a un jour décidé de mettre en place des ateliers accessibles à tout le personnel sur la pause déjeuner. Pour apprendre de nouvelles techniques, s’entraider, bénéficier des conseils des membres les plus experts ou tout simplement pour passer un bon moment entre collègues avec les mêmes centres d’intérêts. De fil en aiguille, ces ateliers ont gagné en notoriété… Si le noyau dur, qui se réunit chaque semaine, compte une douzaine de personnels, l’atelier a déjà accueilli près d’une centaine de participantes et participants plus ponctuels depuis sa création en 2015 !

Un atelier de loisirs créatifs… engagé !

Si la passion des aiguilles et du tricot anime les Cousettes, un autre intérêt les fédère : celui de s’inscrire dans une démarche durable et sociale, en développant des actions solidaires et en favorisant la valorisation des matières.
Tout au long de l’année, les Cousettes mènent ainsi des actions fédératrices et participatives. L’atelier confectionne par exemple des manchons sensoriels et des tapis d’activité pour les résidentes et résidents de l’EHPAD du Ponant souffrant de la maladie d’Alzheimer. Pour Octobre rose, une belle mobilisation s’opère autour de la confection de coussins cœurs, de bonnets roses et des sacs à redon. Plus récemment, les Cousettes ont appelé à confectionner des corbeilles au crochet à partir de vieux tee-shirts. Les réalisations, distribuées dans différents bâtiments de l’université, servent désormais à collecter les petites fournitures de bureau usagées, qui sont ensuite valorisées par l’association locale l’Arche de Noé.

Vous l’aurez compris, le recyclage, le réemploi et la valorisation constituent le second fil conducteur de leur démarche. En plus d’intervenir pour réparer les textiles événementiels endommagés et ainsi permettre d’optimiser leur durée de vie (réparation de housses de mange-debout, de nappes, etc.), les Cousettes sont toujours prêtes à répondre aux défis lancés par les services, composantes ou labos. Pari tenu avec des banquettes d’extérieur réalisées à la demande du laboratoire Lemar (IUEM) à partir de bâche. Ou encore avec des tabliers, toujours en bâche recyclée, réalisés pour l’association Écomobilité UBO.

Une initiative qui fait écho à la démarche du pôle Reprographie de l’UBO qui « upcyclent » les bâches événementielles en divers objets utilitaires. Encore une preuve, s’il en faut, qu’on peut faire du beau et du bien.

Mars 2026 : le point sur les chantiers immobiliers de l’UBO

Cela faisait un moment que nous ne vous avions pas donné de nouvelles du terrain… Rassurez-vous : les chantiers, eux, n’ont pas chômé ! Petite visite de contrôle en compagnie du maître d’ouvrage.

Rénovation énergétique du bâtiment N de la faculté des Sciences et Techniques : rebondissement et adaptabilité

C’est ce qu’on appelle un aléa de chantier : alors que les diagnostics avant travaux avaient conclu à l’absence d’amiante, la dépose des premiers châssis vitrés a révélé l’inverse. Une mauvaise surprise qui aurait pu avoir un sérieux impact sur le coût et le délai de l’opération. Mais c’était sans compter sur la ténacité et l’adaptabilité des équipes du pôle Maîtrise d’ouvrage de la direction du Patrimoine ! Une solution fiable et sécurisée a ainsi émergé avec le recouvrement du dormant existant. Avantage : aucune dispersion de fibres et donc aucun risque d’exposition à l’amiante pour les usagers et usagères. De plus, une intégration au dossier technique amiante (DTA) de l’UBO permettra de réaliser un suivi rigoureux des installations.
Faire face à cet impondérable aura nécessité près de deux mois de travail intense, mené en étroite collaboration avec la direction de l’UFR afin de se réorganiser au pied levé. Pour ne pas accumuler plus de retard, il a également été décidé de décorréler les travaux extérieurs et intérieurs : la façade progressera désormais à un rythme plus soutenu que les travaux intérieurs, ce qui devrait permettre de limiter le retard.
Le chantier de la phase 1, qui couvre le tronçon le plus à l’ouest du bâtiment, se poursuivra jusqu’en mai, tandis qu’une partie de la phase 2 a d’ores et déjà démarré. La progression est d’ailleurs bien visible le long de l’avenue Le Gorgeu.
Une bonne nouvelle à souligner pour les étudiantes, étudiants et personnels de l’UFR : toutes les ferrures, destinées à accueillir les murs en ossature bois, ont été posées sur la totalité du bâtiment. Cette opération, assez bruyante, est donc désormais derrière nous.

Nouveau pôle Santé : le gros œuvre va bon train

Cap sur l’avenue Foch : le nouveau pôle Santé, qui se construit dans le prolongement de la bibliothèque universitaire des Lettres, a désormais pignon sur rue. Et la phase de gros œuvre bat son plein : le rez-de-jardin, le rez-de-chaussée et le premier étage sont achevés et le chantier s’élance déjà vers le R+2.
En parallèle, la pose des menuiseries extérieures, ainsi que les premiers travaux d’électricité et de plomberie, vont pouvoir démarrer.
Dès le mois de mai, le chantier investira la partie existante de la BU Lettres, avec une opération technique pour le moins spectaculaire : la création d’un escalier préfabriqué qui sera introduit par le toit.

Nouveaux locaux du service de Santé universitaire (SSU) : démarrage imminent

Pour rappel, cette opération mixte, menée en co-maîtrise d’ouvrage entre l’UBO et Brest Métropole Habitat, permettra au SSU d’intégrer le rez-de-chaussée d’un nouveau bâtiment d’habitation, rue de Kermenguy. Et le démarrage des travaux est désormais imminent.
Le permis de construire a en effet été accordé en janvier. Fin mars, dès que le délai de recours des tiers sera passé, les travaux démarreront alors pour une durée estimée à 20 mois.

Cœur de campus Bouguen : les équipes mobilisées pour un maintien du projet initial

Suite à des difficultés, le partenaire initial a été contraint de se retirer de ce projet pensé comme une opération mixte, alliant équipements universitaires et logements étudiants. Plutôt que de renoncer à cette ambition, l’UBO s’est mobilisée pour trouver une solution et préserver ces logements indispensables à la communauté étudiante. Un cabinet d’avocats a été associé à la démarche afin de mener une analyse juridique approfondie des scénarios élaborés : ce que la réglementation autorise, quelle maîtrise d’ouvrage en découlerait, quels montages financiers permettraient de préserver les subventions obtenues, etc.
La solution privilégiée consiste à réaliser le programme de logement en partenariat avec un un tiers, dans le cadre d’un bail à construction. L’université imposerait au preneur du bail d’intégrer au projet 100 studios à tarification sociale type Crous, sous réserve du maintien d’une partie des subventions CPER initialement allouées au projet. S’il est retenu, ce scénario serait aussi novateur qu’inédit sur le territoire breton !

En savoir plus sur les opérations immobilières de l’université

Consultez la page « Chantiers immobiliers de l’UBO ».

À l’UBO, le mois de mars se vivra en bleu

En France, Mars bleu est le mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal.

Après octobre rose, mobilisation internationale de sensibilisation au cancer du sein, le mois mars se parera de bleu pour braquer les projecteurs sur le cancer colorectal. Aperçu non exhaustif des initiatives qui seront menées à l’UBO.

Une journée de sensibilisation aux cancers à l’IAE

Mardi 3 mars, les étudiantes et étudiants de l’IAE BRETAGNE INP organisent une course de 3km contre le cancer, ouverte à tous les niveaux, que ce soit en marchant ou en courant. Le départ sera donné à 16h depuis la piste d’athlétisme de Bouguen. La participation est fixée à 4 euros. Les fonds collectés seront reversés à la Ligue contre le cancer 29.
En parallèle, de 12h30 à 17h30, des stands de sensibilisation seront installés dans le hall du bâtiment A de l’IAE. Ils permettront d’échanger, de s’informer et de découvrir les actions menées dans la lutte contre le cancer.
Plus d’infos.

Le pôle Santé accueille l’exposition « L’ascension de nos Guérisons »

Cette exposition retrace l’ascension d’un glacier de Savoie, l’Étendard (3500m d’altitude), par des patients atteints de cancer digestif, et qui est organisée chaque année par l’association « Étendard du cancer digestif ». Lors de la dernière édition, en juillet 2025, les participantes et participants ont été accompagnés par le photographe Loïc Trujillo. Une exposition qui offre « une autre narration du cancer où patientes et patients, soignantes et soignants sont acteurs et actrices d’un récit sensible et humain. »
À découvrir du 3 au 28 mars, dans le hall du pôle Santé, rue Camille-Desmoulins.


Formation des professionnels de santé, recherches innovantes, actions de sensibilisation… l’UBO s’engage toute l’année dans la lutte contre le cancer.

Formation initiale et continue
Dans ses filières de santé, l’UBO forme bien sûr les futurs professionnels de santé. Mais elle propose également des diplômes universitaires (DU) et modules spécialisés, en formation continue, qui permettent aux praticiens déjà en exercice de renforcer leurs compétences en matière de prévention, de dépistage ou encore de prise en charge et d’accompagnement des patientes et patients.

Recherche innovante
À l’UBO, la recherche en cancérologie s’appuie sur une approche résolument pluridisciplinaire, menée en partenariat étroit avec le CHU et plusieurs organismes nationaux. Chimistes, biologistes, médecins, informaticiennes et informaticiens, et linguistes travaillent pour mieux comprendre le cancer, améliorer son diagnostic et sa prise en charge et développer des traitements innovants. Cela passe par une meilleure compréhension des causes du cancer, le développement de traitements innovants, l’analyse d’images médicales pour des thérapies plus ciblées ou encore la mise au point de nouvelles molécules. Les chercheures et chercheurs travaillent aussi sur la manière d’annoncer la maladie et d’accompagner les patients tout au long de leur parcours de soins.

Sensibilisation
Quand on sait que 40% des cancers seraient « évitables »* car imputables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement, on comprend mieux le rôle primordial de la sensibilisation pour prendre conscience des gestes favorables à la santé. Et ce, au plus tôt ! Toute l’année, l’UBO mène ou soutient des actions de sensibilisation à destination de sa communauté universitaire (étudiantes, étudiants, personnel) et du grand public. Un exemple récent avec le 3e épisode du podcast Les ondes de la prévention « Cancer : prévenir, accompagner, reconstruire ». Ce podcast est une initiative du département de Prévention en Santé (DPS). Objectif ? Aider à comprendre comment des comportements simples peuvent être efficaces et applicables au quotidien pour préserver son capital santé. Créé en 2024 au sein de la faculté de Médecine et Sciences de la santé de l’UBO, le DPS a pour rôle de former et de sensibiliser à la prévention en santé en réponse aux besoins réels de la population.

* Selon une étude coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), publiée en juin 2018.

En janvier, l’UBO accueille une série de conférences sur le concept de Robustesse

Du 12 au 15 janvier 2026, sous l’impulsion de l’IUT de Brest-Morlaix, l’UBO accueillera Bastien Jakobiak pour une série de conférences sur la Robustesse. Cette approche encore méconnue, portée par le chercheur Olivier Hamant, offre de nouvelles perspectives en matière de transitions. Un éclairage particulièrement intéressant à l’heure où l’UBO s’apprête à lancer le premier niveau du parcours Transition Écologique pour un Développement Soutenable (TEDS) dédié aux premières années de licence.

Portée par le chercheur Olivier Hamant, la Robustesse désigne la capacité d’un système à rester stable à court terme et viable à long terme malgré les fluctuations. Un concept qui fait sens à l’heure où notre monde contemporain est traversé par des crises multifactorielles et où nos sociétés doivent faire face à de nombreux défis environnementaux, sociaux et climatiques. L’événement est ouvert, sur inscription, aux personnels, étudiantes et étudiants désireux d’en savoir plus sur cette approche encore méconnue, et qui offre de nouvelles perspectives en matière de transitions. Deux des conférences sont également ouvertes au grand public.

Une conférence vivante par Bastien Jakobiak qui marque le coup d’envoi du premier niveau des TEDS

Bastien Jakobiak est conseiller en transition socio-écologique et créateur du podcast éco-pédagogique « Ciel, ma planète ! », qui donne la parole à celles et ceux qui agissent pour le climat, la biodiversité, les ressources. Il a été formé par Oliver Hamant pour essaimer le concept de la « Robustesse du Vivant » et inviter à penser la transition autrement.
« L’UBO est engagée à plusieurs niveaux dans une démarche structurée d’intégration des enjeux liés à la transition socio-écologique dans les enseignements, rappelle Chloé Trividic, chargée de mission mise en œuvre de la Transition Écologique pour un Développement Soutenable (TEDS). Cela implique de former les personnels de l’université d’une part et la communauté étudiante d’autre part. Dès janvier, l’ensemble des premières années de licence auront accès à un cours en ligne, répondant aux recommandations ministérielles. Ce premier niveau du parcours “Sociétés en transitions” pour les Licences vise l’acquisition d’un socle commun de connaissances et de compétences, et ouvre la voie à une approche disciplinaire ainsi qu’à une approche projet. Les conférences de Bastien Jakobiak constituent une belle occasion de lancer ce parcours, tant du point de vue de la communauté étudiante que des personnels. Ces conférences sont également une invitation à envisager l’enseignement-apprentissage universitaire sous un autre angle et sera, nous l’espérons, une opportunité d’entamer des échanges à ce sujet avec un nouvel éclairage. Nous remercions l’IUT de Brest-Morlaix d’avoir lancé cette initiative. »

Un événement multi-composantes impulsé par l’IUT de Brest-Morlaix

Si plusieurs composantes de l’université organisent cette conférence, c’est l’IUT de Brest-Morlaix qui en est à l’initiative. Bastien Jakobiak interviendra ainsi lundi 12 janvier dans la cadre de « La semaine de la transition » de l’IUT. Un dispositif inédit mis en place par l’IUT qui réunit, pendant une semaine, les 300 étudiants de deuxième année des 4 départements sur la question des TEDS. Les étudiants travaillent en équipes interdisciplinaires sur des problématiques réelles proposées par des entreprises, collectivités ou associations. Cette immersion collective offre un cadre concret pour expérimenter la transdisciplinarité et relier les enjeux de transition aux réalités professionnelles du territoire.

En pratique

  • Lundi 12 janvier, de 16h à 17h30, à Brest – TOUT PUBLIC
  • Mardi 13 janvier, de 17h15 à 18h45, à Brest – TOUT PUBLIC
  • Jeudi 15 janvier, de 9h à 10h30, à Plouzané – RÉSERVÉ aux personnels enseignants et enseignants-chercheurs

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Tous EGO : Cartographions notre université

A l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, et dans le cadre d’une expérimentation innovante, Tous EGO a proposé du mardi 16 au vendredi 19 septembre plusieurs activités pour cartographier les campus du Bouguen et de Segalen.

Mercredi 17 septembre 2025, à Segalen, une quarantaine d’étudiantes, étudiants et personnels se sont retrouvés pour une cartopartie, dédiée à l’intérieur des bâtiments.

Une expérimentation pour la vie de campus

Le projet “Tous EGO : Ensemble pour Grandir et Ouvrir”, pensé par le Président de l’UBO, les Vice-présidents Transitions, Formation et Vie de Campus, qualité de vie et conditions de travail en réponse à l’appel à projet « universités inclusives démonstratrices » du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mène des expérimentations dans 3 axes : Gouvernance, Pédagogie et Vie de campus.

Dans le cadre de l’axe « Vie de campus », une expérimentation innovante est en cours : la création d’une carte interactive OpenStreetMap des campus de l’UBO. Cette carte collaborative vise à identifier les points d’intérêt et les obstacles pour permettre à chaque membre de la communauté universitaire – et en particulier aux étudiantes et étudiants en situation de handicap – de se déplacer facilement d’un point A à un point B sur nos campus.

Cette expérimentation a pour objectif de faciliter les déplacements et l’orientation sur les campus de l’UBO de tous les usagers et ainsi de renforcer l’accessibilité. Grâce à l’implication du Président pour une université inclusive, les plans du service Patrimoine ont été mis à disposition pour permettre cette expérimentation.

OpenStreetMap, la base de données collaborative mondiale

OpenStreetMap est la plus grande base de données géographiques libre au monde. Elle est améliorée chaque jour par plus d’un million de contributrices et contributeurs. A partir des fonds de cartes OpenStreetMap, toute personne est libre de créer des cartes thématiques en ajoutant des données : parkings à vélos, rampes d’accès PMR, bornes à incendie, distributeur automatique de nourriture, défibrillateurs, etc.

Grâce à son caractère open source, OpenStreetMap permet de produire des cartes des campus de l’UBO et de les mettre à disposition de toutes et tous sur les sites web de l’UBO.

Des cartoparties pour enrichir une base de données collaborative

Pour ajouter les données des campus UBO à OpenStreetMap, des « cartoparties » sont organisées. Une cartopartie ou « mapping party » est un événement au cours duquel plusieurs personnes se retrouvent pour qualifier une zone plus ou moins grande.

Chaque cartopartie se concentre sur une zone, par exemple, l’extérieur d’un bâtiment du campus Bouguen ou le 3ème étage du campus Segalen. 

Après une présentation d’OpenStreetMap et du déroulé de la cartopartie, les participants forment de petit groupe pour entamer une balade dans la zone d’une durée variable, généralement entre 20 et 40 minutes. Équipés d’une carte papier, de crayons, d’un smartphone ou d’un appareil photo, les participants vont recenser toutes les informations utiles aux usagers ainsi que l’accessibilité des bâtiments et des extérieurs des campus du Bouguen et de Segalen : ascenseurs, escaliers, salles de classe, bureaux des scolarité, hauteur des trottoirs, portes automatiques, espaces de circulation dans les amphis, etc.

Une fois la balade terminée, les participants peuvent saisir sur ordinateur dans OpenStreetMap les données notées sur leur carte papier. Chaque donnée ajoutée par la communauté est visible immédiatement et de manière publique.

Une semaine dédiée à l’accessibilité

A l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, et dans le cadre de l’expérimentation, Tous EGO a proposé du mardi 16 au vendredi 19 septembre plusieurs activités pour cartographier les campus du Bouguen et de Segalen.

Tout au long de la semaine, plusieurs personnels du l’UBO intégrés à l’expérimentation de cartographie des campus ont suivi une formation sur OpenStreetMap animée par Vincent Bergeot, Directeur général de Teritorio et expert OpenStreetMap.

Grâce à cette formation, ces personnels des services Patrimoine, Communication, DSIUN, SIAME, DIVICC, de l’UBO Open Factory et de l’ENIB (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Brest) ont pu développer de nouvelles compétences et s’essayer comme guides lors des cartoparties pour accompagner les groupes des participants.

Des personnels de plusieurs services de l’UBO, intégrés à l’expérimentation de cartographie des campus, ont suivi une formation sur OpenStreetMap animée par Vincent Bergeot, Directeur général de Teritorio et expert OpenStreetMap.
Une formation sur OpenStreetMap et les nombreux sites web et applications existants pour produire des rendus cartographiques.

Pour l’ensemble de la communauté UBO, cette semaine a démarré par une soirée découverte de la cartographie et d’OpenStreetMap. Pour nous éclairer sur les enjeux de la cartographie, Laurence David, Ingénieur d’études CNRS en cartographie au Laboratoire Littoral Environnement Télédétection Géomatique, a rappelé les fonctions d’une carte et ses enjeux : les informations que l’on choisit d’y faire figurer relèvent d’un parti pris et constituent un discours. Vincent Bergeot, qui accompagne Tous EGO pour ce projet de carte collaborative, a présenté OpenStreetMap. 

Deux cartoparties ont eu lieu, le mercredi 17 à Segalen et le jeudi 18 au Bouguen. Rassemblant au total plus de 70 participants, étudiants et personnels, la cartopartie de Segalen s’est concentrée sur l’intérieur des bâtiments tandis que la cartopartie au Bouguen a porté sur les infrastructures extérieures. Une expérience enrichissante qui a permis de porter un nouveau regard sur ces lieux de vie et d’études.

Une expérimentation ouverte à toutes et tous

Entamée en septembre, l’expérimentation Cartographions notre université se poursuit avec de nouvelles cartoparties organisées régulièrement sur les campus. Aujourd’hui à Brest, ces cartoparties auront lieu également sur les sites de Plouzané, Quimper, Morlaix. Toute personne de l’UBO souhaitant participer et cartographier son campus peut se manifester auprès de l’équipe Tous EGO.

Ces cartoparties sont essentielles pour alimenter OpenStreetMap avec les données de l’UBO. Toute la communauté UBO, étudiantes, étudiants et personnels, sont invités à y participer pour cartographier les lieux qu’ils fréquentent au quotidien.

Une fois suffisamment de données récoltées, une carte interactive des campus, avec des options de filtres adaptés aux besoins de la communauté UBO, sera réalisée et mise à disposition sur les espaces numériques de l’UBO.

Evane Bachelot et Estelle Thomas, de l’équipe Tous EGO, respectivement rattachées aux services SIAME et Communication, produisent les ressources pour doter la communauté UBO et toutes les universités volontaires des compétences pour déployer cette démarche.

Et si à la rentrée 2026, tout le monde trouvait son chemin à l’UBO ?


L’UBO Open Factory présente ses solutions de réemploi au village Climat déclic

Rendez-vous samedi 15 novembre, de 16h10 à 16h30, aux ateliers des capucins, pour l’atelier de l’UBO Open Factory sur le réemploi.

L’UBO participera à la nouvelle édition du village Climat déclic organisée par Brest métropole, le 15 novembre prochain, aux ateliers des Capucins. L’UBO Open Factory, le fablab de l’université, y dévoilera les résultats créatifs de son rallye « Univer-cyclez » consacré au réemploi.

Le village Climat déclic, c’est l’événement incontournable pour découvrir les initiatives locales en faveur du climat et de la biodiversité. Organisé par Brest métropole, ce rendez-vous convivial regorge d’idées concrètes pour participer, à votre échelle, à la transition écologique. Profitez de cette journée pour découvrir comment l’UBO s’engage activement !

Venez découvrir des prototypes innovants issus de la démarche participative « Univer-cyclez »

Rendez-vous samedi 15 novembre, de 16h10 à 16h30, aux ateliers des Capucins (espace Agora). L’UBO Open Factory dévoilera les résultats de son rallye créatif « Univer-cyclez ».
Grâce à des ateliers participatifs basés sur le « Design Thinking », la communauté universitaire a imaginé des solutions innovantes autour de trois défis majeurs : donner une seconde vie au matériel informatique, transformer le mobilier plutôt que de le jeter et créer du lien social par le réemploi. Venez voir les prototypes les plus aboutis et découvrir comment ces projets vont se concrétiser !

L’UBO inaugure son premier vélo-batterie

Le 30 juin, l’UBO a inauguré son premier vélo-batterie, concrétisant ainsi le projet innovant qui avait valu à l’université de remporter le « Prix pour le mieux commun FNCAS – MAIF » le 11 juin 2024. L’UBO s’était alors distinguée parmi 8 universités concurrentes grâce à ce dispositif original alliant développement durable, qualité de vie au travail, vie de campus et santé.

Les 5 personnes impliquées dans le projet, posant derrière le premier vélo-batterie et la borne d'information associée, dans les locaux de l'UBO Open Factory.
Lundi 30 juin, à l’UBO Open Factory, à l’occasion de l’inauguration du premier vélo-batterie, Joël Guervenou, Président de la FNCAS, la Fédération nationale de conseil en action sociale et sociétale pour l’enseignement supérieur et la recherche, Pascal Olivard, Président de l’UBO, Nelly Kervarec, Vice-présidente Vie de campus et Qualité de vie et conditions de travail, Laurent Marchal, FabLab manager de l’UBO Open Factory, et Claire Branellec, Directrice adjointe de l’UBO Open Factory.

Des vélos-batteries pour charger son smartphone et se dépenser

Lundi 30 juin, à l’UBO Open Factory, a eu lieu l’inauguration du premier vélo-batterie. L’occasion pour Pascal Olivard, Président de l’UBO, Joël Guervenou, Président de la FNCAS, la Fédération nationale de conseil en action sociale et sociétale pour l’enseignement supérieur et la recherche, et Nelly Kervarec, Vice-présidente Vie de campus et Qualité de vie et conditions de travail, de se mettre en selle pour tester ce prototype !

Ce dispositif consiste à mettre à disposition des vélos recyclés et fixes (à l’image d’un vélo d’appartement) permettant aux étudiantes, étudiants et personnels de recharger leur batterie de téléphone en pédalant. Cette innovation est ainsi à la croisée de plusieurs enjeux : développement durable, qualité de vie au travail, lutte contre la sédentarité et lien social.

« Le premier enjeu est de pouvoir recycler des vélos qui ne circulent plus afin de leur donner une seconde vie, ce qui répond à un des axes de notre schéma directeur Développement durable et responsabilité sociétale. Nous allons maintenant récupérer des flottes de vélos similaires afin de les transformer plus rapidement, pour équiper nos composantes, et à terme, les tiers lieux réaménagés. » explique Nelly Kervarec. « Le deuxième enjeu de ce dispositif est l’amélioration de la qualité de vie au travail et dans les études, qui est une préoccupation de l’UBO depuis de nombreuses années. Placer ces vélos-batteries dans les composantes et services de l’UBO sera l’occasion d’engager des défis entre eux et ainsi créer du lien entre les membres d’une même équipe. Cette initiative vient également compléter la campagne « Bouger Bouger c’est la clé » de lutte contre la sédentarité, déployée sur l’année universitaire 2024-2025. »

Deux autres vélos-batteries seront transformés au cours de l’automne 2025. Pour célébrer l’arrivée de ces trois équipements au sein de la communauté UBO, un challenge sportif « Je dis vert » sera lancé en février 2026 à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver, offrant à l’ensemble des personnels, étudiantes et étudiants l’opportunité de se défouler et de se défier sportivement !

« Ces vélos-batteries sont des maillons supplémentaires de la vie de campus, faite par et pour toute la communauté universitaire. » conclut Nelly Kervarec.

Pascal Olivard, Président de l'UBO, teste le premier vélo-batterie en pédalant.
Pascal Olivard, Président de l’UBO, teste le premier vélo-batterie à l’UBO Open Factory.
La borne est composée d'un panneau en bois avec les informations concernant les équipements électroménagers gravées et un affichage led.
Une borne qui indique la puissance instantanée produite et les équipements électroménagers pouvant être chargés, le nombre de kilomètres total parcourus et la puissance totale produite par tous les cyclistes.

Une conception durable et économe

Laurent Marchal, FabLab manager, nous en dit plus sur ce premier vélo-batterie conçu et fabriqué à l’UBO Open Factory.

Peux-tu nous décrire le vélo-batterie ?

Photo portrait de Laurent Marchal, FabLab manager.
Laurent Marchal, FabLab manager

Laurent Marchal : Le vélo-batterie est similaire à un vélo classique, à la différence des roues : il n’y a pas de roue avant et, au lieu de toucher le sol, la roue arrière est couplée à un moteur qui alimente tout le reste du système, comme un home-trainer. Il fonctionne donc sans batterie.

Une tablette en bois posée sur le guidon du vélo permet de poser et connecter un téléphone, ou une tablette numérique, pour recharger son appareil en pédalant. Un afficheur bleu et blanc donne au cycliste 4 informations :

  • Le temps qu’il a passé à pédaler
  • Le nombre de kilomètres parcourus
  • La puissance instantanée qu’il fournit
  • La puissance totale qu’il a produite

A l’occasion du futur challenge, une borne sera placée devant le vélo-batterie. Cette borne indiquera :

  • La puissance instantanée produite, illustrée par une échelle de leds. Lorsqu’une led verte s’allumera, cela indiquera quel équipement électroménager pourrait être allumé s’il était branché sur le vélo-batterie (moyennant certaines adaptations). Par exemple, il faudrait produire environ 160 watts pour alimenter une machine à expresso. 
  • Le nombre de kilomètres total parcourus et la puissance totale produite par tous les cyclistes qui se seront relayés sur le vélo-batterie depuis le début du challenge.

Ces valeurs pourront être remises à zéro pour commencer un autre challenge.

De quels matériaux est composé ce vélo-batterie ?

LM : Ce vélo-batterie a été construit à partir d’un mélange de matériaux recyclés et neufs : un vélo recyclé, des morceaux de cornières électriques recyclées, du bois contreplaqué et de l’électronique neufs. Le bois contreplaqué a été acheté en grande distribution, une alternative possible serait l’utilisation de bois recyclé provenant de palettes avec la contrainte d’un délai de construction plus important : démonter les palettes, poncer et raboter le bois, faire des assemblages pour assurer la rigidité de l’ensemble. 

Combien de temps a nécessité la construction ?

LM : Ce prototype a nécessité environ 75 heures de travail, entre le développement, les tâtonnements (adaptation du système électrique au vélo), le prototypage des carénages et la création des designs. J’estime que 50 heures ont été nécessaires au prototypage et 25 heures à sa construction réelle. Nous avons été deux à nous relayer pour ce travail mais maintenant que ce prototype est validé, une seule personne suffit.

Quelle puissance permet de produire le vélo-batterie ?

LM : Le moteur couplé à la roue arrière a une puissance théorique de 240 Watts. Pour générer cette puissance, il faut pédaler vite et fort, ce qui suppose un effort physique assez conséquent. À titre de comparaison, en pédalant normalement, ce qui correspond à faire du vélo sur une route plate, sans vent à allure modérée (entre 10 et 15 km/h), le vélo fournit entre 50 et 100W.

Ce vélo-batterie possède-t-il des vitesses ?

LM : À la place des vitesses, ce vélo-batterie propose deux modes : un mode « Cool Raoul » et un mode « Turbo mollets ». Le mode “Cool Raoul” est accessible à tout le monde, il n’est pas utile de pédaler trop vite, le téléphone ne se chargera pas plus vite. Le mode “Turbo mollets” est plus difficile et fera transpirer un peu plus le ou la cycliste. Il faudra fournir deux fois plus de puissance pour conserver une cadence de pédalage identique au mode « Cool Raoul ».

Combien de temps faut-il pour charger un smartphone ?

LM : Avec le vélo-batterie, il faudra autant de temps qu’avec un chargeur de téléphone branché sur secteur. La durée de chargement dépend du niveau de décharge du téléphone, de sa batterie et du système qui contrôle la charge de celle-ci. Cela peut varier mais pour passer de 20 à 100%, on peut estimer qu’il faudra entre 1h et 3h selon les téléphones. 

La tablette de chargement pour smartphone, en bois avec des informations gravées et un affichage led comme la borne, fixée sur le guidon du velo-batterie.
La tablette de chargement pour smartphone fixée sur le vélo-batterie.


TEDS : une année prochaine sous le signe des transitions

En juin 2023, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publiait une note de cadrage pour former, à compter de septembre 2025, tous les étudiants de premier cycle aux enjeux du développement durable et de la responsabilité sociétale (DDRS). Première étape d’un processus visant à déployer la formation à la Transition Écologique pour un Développement Soutenable (TEDS) pour tous les étudiants, étudiantes et personnels de l’Enseignement supérieur et la Recherche. Pour accompagner et favoriser la mise en œuvre de cette formation TEDS à l’UBO, Chloé Trividic, ingénieure pédagogique au Siame, a été nommée chargée de mission TEDS en décembre 2024. Retour avec elle sur ce vaste chantier.

Avant la publication de cette note de cadrage ministérielle, où en était l’UBO dans l’enseignement des TEDS ?

Chloé Trividic : Nous avions été en quelque sorte précurseurs puisque, depuis déjà 3 ans, une unité d’enseignement (UE) SEA-EU répondant en partie à cette thématique était dispensée aux L1. L’enquête qui a été lancée entre février et mars 2025 auprès de la communauté enseignante a également montré que de nombreuses initiatives étaient déjà engagées par les enseignantes et enseignants. Beaucoup intègrent déjà spontanément cette dimension à leurs cours en licence, et surtout en master. Nous ne partions donc pas de zéro, bien au contraire ! Et avec un gros atout en mains : une communauté universitaire très engagée sur le sujet. Mais il était  indispensable de faire évoluer les contenus existants en les enrichissant et en les adaptant au cadrage ministériel qui met l’accent sur 4 thématiques : le changement climatique, les ressources et leurs disponibilités, la biodiversité et sa préservation, une transition juste et équitable.

Alors que le premier niveau du parcours TEDS dédié aux L1 doit débuter en 2025-2026, où en sommes-nous et quel a été le process mis en place ?

C. T. : Notre postulat de départ a été de penser sur le long terme en envisageant d’emblée un parcours complet de la licence au master. Nous ne voulions pas d’une approche «Top-down», mais, au contraire, être au plus près des spécificités des composantes en matière d’intégration de la TEDS aux enseignements. D’où l’enquête. Dès septembre 2024, nous avons monté un groupe de travail (GT) réunissant une quinzaine de membres du personnel reconnus pour leurs compétences et  connaissances en matière de DDRS ou d’innovation pédagogique. Le GT a mené un travail d’analyse de l’existant, qui a été complété par l’enquête, et a émis des propositions qui ont ensuite été soumises au copil TEDS.Dès février 2025, deux sous-groupes thématiques ont travaillé plus spécifiquement sur l’accompagnement de la communauté enseignante pour l’un et sur l’UE dédiée aux L1 pour l’autre.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le contenu et le format de l’UE justement ?

C. T. : L’UE « Sociétés en transitions : comprendre pour agir » s’inspire de l’UE SEA-EU existante et intègre également le mooc VSS. Ce module de sensibilisation en ligne a été développé en 2024, dans le cadre du plan national du ministère, sous le pilotage de Dorothée Guérin, vice-présidente Égalité et Lutte contre les VSS. Si l’affichage SEA-EU disparaît avec ce nouvel intitulé et avec la réingénierie des contenus, la dimension européenne est conservée. Et les grands axes du projets SEA-EU seront bien représentés dans les contenus actualisés. La thématique de la transition juste et équitable ne sera pas non plus réduite au seul contenu du mooc VSS.
L’UE comptera 25 heures, dont 22 en distanciel. 18 heures se concentreront sur les 4 thématiques identifiées comme prioritaires par le ministère et 4h seront dédiées à la sensibilisation aux VSS. Les étudiantes et étudiants qui la valideront seront crédités de 2 ECTS*. Ce cadrage ainsi défini a été validé par le conseil de la Formation et de la Vie universitaire (CFVU) du 27 mai pour une mise en œuvre au second semestre. Il reste maintenant à en développer les contenus et à identifier les enseignantes et enseignants de toutes disciplines qui y contribueront, car cette UE sera profondément  transdisciplinaire. Ce sera le rôle des deux futurs responsables pédagogiques de l’UE qui seront accompagnés par les ingénieures pédagogiques du Siame pour la partie scénarisation des enseignements et conception des supports. Mais pour l’heure, ce binôme n’a pas encore été nommé. Un appel à volontaires devrait être bientôt lancé.
Bien sûr, la première année sera expérimentale. Elle permettra de tester les modalités de ces enseignements et de mesurer comment ils sont reçus par les étudiantes et étudiants.

Une fois l’UE mise en place, quelles seront les étapes suivantes ?

C. T. : Si on se réfère au cadrage ministériel, il restera 1 ECTS et 5h à mettre en œuvre. Il faudra donc réfléchir aux deux autres niveaux du parcours, dédiés aux L2 et L3 et pour lesquels une approche par discipline et par projet ont été retenues. Nous souhaitons également parvenir à valoriser l’engagement étudiant dans des projets liés à la TEDS. Ce travail sera mené en lien étroit avec les composantes afin de nous adapter à leur spécificités propres. Et, aussi en nous appuyant sur un réseau de référents TEDS. L’idée est de pouvoir mettre en lien les collègues qui ont déjà mis en place des initiatives pour favoriser les échanges et l’essaimage.
Nous allons bien évidemment continuer l’accompagnement qui a été amorcé cette année auprès de la communauté enseignante. L’UBO Open Factory a conçu et expérimenté un ensemble d’ateliers d’accompagnement aux Transitions auprès de la communauté universitaire. Ces ateliers concrets, décrits dans l’article « Se former aux transitions », seront de nouveau ouverts en 2025-2026, à tous les collègues qui souhaitent se former ou approfondir leurs connaissances. Avec le pôle DDRS, nous travaillons également sur un module qui s’adresserait plus spécifiquement aux ambassadeurs et ambassadrices DDRS, mais qui pourrait plus largement être proposé à l’ensemble des personnels administratifs.
Enfin, la refonte des maquettes de formation, qui intervient tous les 5 ans et qui est prévue pour 2028, devrait être une opportunité d’intégrer les TEDS à nos enseignements. Les retours d’expériences des autres universités avec lesquelles nous sommes en contact témoignent qu’il n’y aucune discipline dans laquelle les transitions n’ont pas leur place.Je suis intimement convaincue que c’est le rôle de l’université que de former à ces enjeux, en corrélation avec le milieu socio-économique dans lesquels nos étudiantes et étudiants vont s’intégrer, et où il y aura de plus en plus de besoins spécifiques sur ces compétences en matière de durabilité. Sans compter que l’université est un levier de changement des mentalités. Les enjeux sont donc cruciaux et ça ne peut donc pas être un projet abordé comme les autres. Nous réfléchissons actuellement à faire évoluer la gouvernance du projet en impliquant davantage les étudiantes et les étudiants et en puisant dans les principes d’une organisation capacitante : « le pluralisme, la participation, le développement, la justice et la responsabilité ».  Aussi, j’invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’emparer de ce sujet à participer à se manifester.

* Le système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS) est un outil de l’espace européen de l’enseignement supérieur. Il aide les étudiantes et étudiants à se déplacer d’un pays à l’autre et à faire reconnaître leurs qualifications universitaires et leurs périodes d’études à l’étranger. L’ECTS permet ainsi aux «crédits» acquis auprès d’un établissement d’être comptabilisés pour l’obtention d’une qualification dans un autre établissement.

Entretien avec Yves Quéré sur la mise en œuvre du schéma directeur DDRS de l’UBO

7 mois après l’adoption du schéma directeur du Développement durable et de la Responsabilité sociétale, où en sommes-nous ? Yves Quéré, vice-président en charge des Transitions, nous en dit plus sur les actions déjà engagées et celles à venir. Point d’étape.

Pouvez-vous nous donner un aperçu des principales actions qui ont été menées ou engagées depuis le vote du schéma directeur DDRS en novembre 2024 ?

Yves Quéré : Sur le volet gouvernance, nous avons réalisé une première étape vers la création de la direction DDRS. Notre ingénieure DDRS, Marie-Amélie Lacroix, est maintenant rattachée à la direction générale des Services de manière à assurer un pilotage transversal du schéma directeur. Et à cette action s’est ajoutée aussi la création d’une gestion des budgets spécifique au DDRS. Des groupes de travail ont été lancés et l’animation DDRS avec les ambassadeurs et ambassadrices représentant les composantes de l’UBO a continué.
Sur le volet enseignement, un groupe de travail, coordonné par Chloé Trividic, ingénieure pédagogique au SIAME et chargée de mission TEDS, et Hélène Couthon, vice-présidente Formation et CFVU, a planché sur la formation des premiers cycles à la Transition Écologique pour un Développement Soutenable (TEDS) et sur la formation des enseignants, avec l’UBO Open Factory.
Le volet recherche a avancé à travers 4 actions : l’appel à projet Inter-IB, le groupe de travail sur la décarbonation d’ISBlue et celui sur l’Impact Ocean du PUI BlueBox et enfin une expérimentation sur la consommation énergétique d’un cluster de calcul avec le LATIM.
De très nombreuses actions ont été menées sur l’axe environnement,par exemple : le déploiement des îlots de tri sélectif, la réalisation du Bilan Carbone, une étude sur le photovoltaïque, un diagnostic sur l’eau et un autre sur la biodiversité. Un chargé de mission sobriété numérique a également été nommé et formé : Antony Memboeuf, enseignant-chercheur en chimie. Pour finir sur ce volet, le plan de mobilité (PDM) et le guide des missions /charte des déplacements professionnels durables ont été votés au conseil d’Administration du 12 juin.
Enfin, concernant le volet social, le schéma directeur sur la Vie étudiante, porté par Nelly Kervarec, vice-présidente Vie de Campus et QVCT, et le plan d’action Égalité, porté par Dorothée Guérin, vice-présidente Égalité et Lutte contre les VSS, ont également été adoptés.

Plusieurs diagnostics (biodiversité, bilan carbone, eau et potentiel photovoltaïque) sont en cours à l’échelle de l’université ou de composantes. Dans quels buts ?

Y. Q. : Pour mieux décider des actions à mener, pour rendre notre campus plus responsable.
Nous souhaitons connaître de manière précise notre fonctionnement et nos potentiels d’amélioration sur ces sujets et cela de manière différenciée (par composante et par laboratoire de recherche). Il s’agit donc de disposer de données sur l’ensemble des sujets liés au développement durable et à la responsabilité sociétale pour avoir une vision globale et des leviers d’actions concrets. Plus globalement, nous travaillerons sur l’automatisation de la collecte de données pour mesurer l’efficacité des actions que nous aurons lancées. Des premiers résultats sur le diagnostic Eau nous ont permis d’identifier un potentiel d’économie de 8 160 m3 d’eau et 36 964,8 € sur une année et un seul bâtiment.

Quels seront les grands temps forts de la rentrée universitaire ?

Y. Q. : La rentrée va démarrer par une cartopartie sur le déplacement inclusif qui s’organise du 16 au 19 septembre, dans le cadre de la semaine européenne des mobilités et du projet Tous EGO. le principe : se balader dans le campus avec la communauté étudiante et cartographier les points noirs et les points d’intérêt.
Une série de temps participatifs et créatifs suivra sur le réemploi/réusage , dont le projet « Facyclez! » entre septembre et novembre.
Le premier parcours des enseignements TEDS dédiés aux L1, « Sociétés en transitions : comprendre pour agir », va être lancé dans sa première version.
Et bien sûr, le déploiement des îlots de tri continue, et notamment sur le site de Plouzané.
Sans compter les nombreuses actions qui se feront également dans le cadre d’autres schémas directeurs ou plans d’actions (Égalité, Vie étudiante, Handicap, Numérique). Par exemple : un travail sur le rythme étudiant, la valorisation de l’engagement ou encore la rédaction d’un guide pratique sur l’écriture égalitaire et inclusive.

L’UBO vise la labellisation DD&RS à l’horizon 2027. Quels seraient les bénéfices d’une telle labellisation pour l’université ?

Y. Q. : Le label DD&RS est national et comporte des indicateurs et cibles propres à l’enseignement supérieur. Obtenir ce label nous permettrait de démontrer notre exemplarité et également de se situer entre établissements. La labellisation s’appuie de plus sur un référentiel très détaillé organisé en 5 axes (Gouvernance, Enseignement, Recherche, Environnement et Social) et en 18 objectifs stratégiques. Viser ce label, c’est se munir d’un outil méthodologique, pour avancer étape par étape, et pour mesurer notre progression en continu.

Si vous deviez résumer en quelques mots la stratégie DDRS de l’UBO à horizon 2028, quels seraient-ils ?

Y. Q. : Vision systémique, capacité à agir, participatif et innovation.

La dotation de l’État au travers du contrat d’objectifs de moyens et de performance (COMP) n’est toujours pas connue, cela aura-t-il un impact sur la poursuite de ces objectifs ?

Y. Q. : Oui, bien sûr. Malheureusement, les moyens de l’université ne sont pas au beau fixe aujourd’hui. Nous avons priorisé, dans le COMP, des actions sur le pilotage du DDRS (recrutements, création de la direction DDRS), sur la mobilité et sur le déploiement des enseignements TEDS en premier cycle. L’impact d’un COMP inexistant ou partiel sera donc très important pour nous. Il nous faudra alors changer de stratégie et aller chercher des financements ailleurs et revoir nos priorités.