Un bus au service des personnes en situation de handicap

Mardi 16 avril, l’UBO et la Fondation ILDYS ont présenté leur Breizh Fabribus, un FabLab itinérant au service des personnes en situation de handicap.

De gauche à droite : Mathieu Rietman (Ingénieur de recherche à la Fondation ILDYS), Pascal Olivard (président de l’UBO),  Philippe Bazire (président de la Fondation ILDYS), Hélène Blaize (directrice générale de la Fondation ILDYS), David Cogen (directeur général délégué de la Fondation ILDYS), Matthieu Pichelin (responsable du pôle Recherche Innovation de la Fondation ILDYS) et Yves Quéré (directeur de l’UBO Open Factory et vice-président Transitions de l’UBO) devant le Breizh Fabribus

C’est quoi au juste, le Breizh Fabribus ?

L’UBO Open Factory, laboratoire d’innovation inspiré du modèle des FabLabs, et la Fondation ILDYS, acteur de la santé et de la solidarité en Bretagne, travaillent sur ce projet commun depuis septembre 2022. Le Breizh Fabribus a d’ailleurs été lauréat du trophée de l’innovation au Congrès de la FEHAP du 16 novembre dernier. Mais en quoi ce projet est-il si innovant ? Ce camion, composé de machines à commandes numériques telles que des imprimantes 3D, peut déployer toutes les ressources d’un FabLab… en itinérance ! Un avantage considérable pour aller à la rencontre des entreprises, associations et collectivités locales soucieuses de renforcer leur accessibilité aux personnes en situation de handicap. Le Breizh Fabribus leur proposera :

  • des animations inspirantes visant à présenter les différentes aides techniques innovantes et à collecter les besoins des personnes.
  • des activités de co-création d’aides techniques. Exemples : adaptation de manettes de jeux vidéo pour les personnes atteintes d’arthrose, signalétique en relief pour les déficients visuels, etc.
  • des formations à l’usage des kits de conception destinées aux personnes en situation de handicap, aidants et professionnels de santé souhaitant fabriquer par eux-mêmes ou participer à la conception des aides techniques.

Un projet en innovation ouverte

Le Breizh Fabribus est un projet développé en innovation ouverte : tout le monde peut y contribuer ! Il s’agit, par exemple, de collaborer avec les personnes qui ont besoin d’aides techniques pour gagner en autonomie dans leur quotidien, mais aussi avec les acteurs du territoire ayant des compétences spécifiques sur le handicap ou encore de favoriser l’entrepreneuriat sous toutes ses formes en développant les projets en open-source.
Un projet inclusif qui se positionne également dans une démarche d’économie circulaire en favorisant la production locale et en développant des objets à partir des déchets plastiques produits par la Fondation ILDYS et l’UBO.

Le Breizh Fabribus en tournée

Pendant deux années de test en situation, ce FabLab itinérant va pouvoir expérimenter ses services et co-construire des solutions avec les usagers afin d’améliorer le quotidien et faciliter l’autonomie des personnes vivant avec un handicap.
Dans l’immédiat, retrouvez le Breizh Fabribus à Brest et dans ses environs :

  • Le 30 mai (17h30), à l’UBO Open Factory pour une causerie ouverte au public visant à présenter ses services à travers 4 projets déjà développés ou en cours de développement. Sur inscription.
  • Du 18 au 21 juin, lors d’un marathon créatif, le Handi-Créathon, sur la côte Finistérienne et sur le thème de « l’accessibilité plage et du littoral » .
  • Du 12 au 17 juillet, lors des Fêtes maritimes, sur le thème « mer et handicap ».

Un dispositif développé par l’UBO et la Fondation ILDYS grâce au précieux soutien de la Fondation Paralysie Cérébrale, du Groupe Even, de l’École Saint-Jean de Passy, de la Fondation UBO et de l’Agence Régionale de santé.

En savoir plus : Communiqué de presse 

Le point sur les chantiers immobiliers 

Le bâtiment G de la faculté des Sciences et Techniques.

Réadaptations fonctionnelles, rénovations énergétiques, création de nouveaux locaux… tour d’horizon des opérations en cours ou à venir.

Un bâtiment G totalement rénové en Sciences et Techniques pour accueillir le Lab-STICC

Deux particularités à retenir pour ce chantier qui conjugue réhabilitation fonctionnelle et rénovation énergétique :

  • Il est innovant. L’isolant utilisé pour l’isolation thermique extérieure (ITE) est la fibre de bois. Ce matériau biosourcé n’était pas appliqué jusqu’ici en ITE pour les établissements accueillant du public (ERP). Cette expérimentation fait l’objet d’un ETN (étude technique nouvelle) par des bureaux de contrôles et par le Centre scientifique et technique du Bâtiment qui vérifieront les points critiques comme l’étanchéité, la résistance mécanique, le risque d’incendie…
  • Il concilie passé architectural et renouveau. L’isolation par l’extérieur va transformer profondément l’aspect esthétique du bâtiment. À la clé : une façade modernisée, témoin du renouveau architectural du campus. A contrario, en intérieur, l’architecte (atelier RUBIN et associés) a fait le choix de conserver le carrelage des couloirs de circulation. Et ce, pour garder le fil rouge entre tous les bâtiments du site qui avait été voulu par l’architecte d’origine, Henry Auffret. Un parti pris qui impose d’ailleurs quelques contraintes : bien protéger le sol et restaurer les parties qui le nécessitent.

Quant aux travaux, ils battent leur plein. Les entreprises et la direction du Patrimoine de l’UBO ne ménagent pas leurs efforts pour tenter de résorber un retard de 4 semaines dû aux nombreuses intempéries de ces derniers mois. Le mode opératoire a été repensé en conséquence : chaque niveau va être finalisé du haut vers le bas, plutôt que façade par façade, afin de permettre aux travaux intérieurs de démarrer. Objectif d’ici à fin avril : la mise hors d’eau et hors d’air du bâtiment et la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air, juge de paix de la bonne exécution de cette première phase de travaux.
La livraison est programmée pour mai 2025 et le déménagement des équipes du Lab-STICC depuis le bâtiment C pour septembre 2025. Ce dernier ne restera d’ailleurs pas longtemps inoccupé puisqu’il accueillera provisoirement une partie des activités du bâtiment N, pour lequel les travaux ne feront, eux, que commencer !

La rénovation énergétique du bâtiment N de la faculté des Sciences et Techniques

Le bâtiment N de la faculté des Sciences et Techniques, le long de l’avenue Victor-le-Gorgeu.

Au tour du bâtiment N d’entamer prochainement sa transition ! Ce chantier, qui se déroulera en site occupé, exigera les plus grandes précautions. En effet, le bâtiment N héberge une multitude d’équipements de mesure dans des domaines très variés (ateliers mécaniques, physique optique, microbiologie, etc.) qui ne peuvent pas être déplacés. Les travaux s’effectueront par phase afin que les activités puissent être maintenues dès que cela sera nécessaire.
Dans cette nouvelle opération, l’UBO pousse plus loin son engagement en matière de développement durable. Si l’objectif escompté de -60% de consommation d’énergie (objectif ultime du décret tertiaire) est comparable à ceux des précédentes rénovations, un effort particulier va porter sur le réemploi des matériaux. Ainsi, les châssis vitrés en aluminium seront démembrés et recyclés afin d’être réutilisés sur un futur chantier. Et bien sûr, les nouveaux châssis alu recyclés seront issus de ce même circuit circulaire et vertueux. Si ce réemploi n’a pas d’impact en termes de gain financier, il va permettre de réduire le bilan carbone de l’opération.
Les travaux devraient démarrer en juin 2025 pour une durée de 12 à 18 mois. Ils s’effectueront donc en parallèle des travaux du tramway.

Un pôle santé dans le prolongement de la BU Lettres

Du côté de l’avenue Foch, dans le prolongement de la bibliothèque universitaire des Lettres, un nouveau bâtiment va permettre de désengorger le site qui regroupe actuellement nos formations dans le domaine de la Santé (Médecine, Odontologie, Maïeutique, Orthophonie et Kinésithérapie).
Cette nouvelle structure accueillera le CEntre de SIMulation pour l’apprentissage et l’enseignement des sciences de la santé (CESIM), le service universitaire de formation continue et d’alternance (SUFCA), l’institut de formation des Psychomotriciens (IFP) et la bibliothèque universitaire Santé.
À travers ce programme, l’UBO s’engage au-delà des obligations réglementaires (-10% par rapport à la réglementation RT2012 en vigueur) en proposant un bâtiment qui conjuguera sobriété et maîtrise énergétique. Ici aussi, les travaux concomitants de la nouvelle ligne de tramway exigeront des adaptations, notamment en matière d’accès au chantier. Démarrage début 2025 pour une livraison estimée dans le courant de l’année 2027.

De nouveaux locaux pour le service de Santé universitaire (SSU)

Ce service de proximité, qui s’adresse aux étudiants et aux personnels, occupe actuellement des locaux devenus trop étroits et vétustes. La réhabilitation du quartier de Kerbernier va offrir au SSU l’opportunité d’intégrer, fin 2027, le rez-de-chaussée d’un bâtiment d’habitation de la rue de Kermenguy. Des locaux neufs et deux fois plus grands qui permettront de réunir tous les personnels en un seul lieu et de renforcer les actions de sensibilisation. Ces nouveaux locaux seront suffisamment proches du campus pour être accessibles (ils seront situés sur la nouvelle ligne de tramway), mais garantiront néanmoins une grande discrétion aux usagers du SSU.
Un projet qui affirme également la volonté de l’UBO de s’ouvrir sur la ville. 

Le développement du cœur de campus  Bouguen

Dernier projet, et non des moindres. À l’horizon 2026, date de mise en circulation de la nouvelle ligne du tram, le futur arrêt « Université », face au rond-point Constanta, constituera la nouvelle porte d’entrée dans le campus Bouguen. Pour dynamiser ce cœur de campus, un immeuble R+6 mixant logements et services aux étudiants y sera implanté. Cet ambitieux programme mixte, porté par L’UBO et le Crous, accueillera des logements étudiants, un Crous market des salles de cours, un amphithéâtre, une salle d’exposition, les locaux des services Culturel (voire d’autres services si besoin) ou encore des cellules commerciales en location.
Mais encore un peu de patience, il faudra attendre fin 2027 pour voir ce nouveau projet sortir de terre. En attendant, l’année 2024 sera dédiée à la vérification et à l’ajustement de la programmation.

BU du Bouguen, IUT de Brest et de Quimper : après les travaux, place à la sensibilisation

Aux IUT de Brest et de Quimper et à la bibliothèque universitaire du Bouguen, les chantiers de rénovation énergétique sont achevés et les efforts se concentrent désormais sur la sensibilisation aux usagers. Des écrans numériques déjà installés permettront très prochainement de relayer, entre autres, des informations liées aux consommations d’énergie. Pour être plus parlantes, les données seront retranscrites en des représentations concrètes et mesurables.
Ce dispositif devrait également être élargi aux autres sites de l’UBO où le système de comptage a été mis en place, à savoir dans le centre Bouguen, en faculté de Médecine, en faculté des Sciences et Techniques et à la présidence.

Des ambassadeurs et des comités locaux pour animer les questions de DDRS

Les ambassadeurs à l’occasion d’un « DD-jeuner ».

Le saviez-vous ? Pour favoriser le partage de bonnes pratiques entre composantes et garantir que les actions mises en place s’intègrent bien dans la stratégie globale de l’UBO en matière de Développement durable et Responsabilité sociétale (DDRS), chaque composante a identifié 1 à 2 ambassadrices et/ou ambassadeurs.

Ces derniers animent aussi les comités locaux DDRS qui se sont constitués dans une grande partie des composantes de l’UBO depuis fin 2022. Ces comités se composent majoritairement de membres du personnel volontaires et sont ouverts aux étudiantes et étudiants. L’objectif ? Mettre en place des actions en faveur de la protection de l’environnement et du bien être social au plus proche du terrain.

Les ambassadrices et ambassadeurs se réunissent une fois par mois dans le cadre d’un « DD-jeuner » pour présenter les actions et projets menés dans leur composante et profiter du partage d’expériences des autres ambassadeurs.

Ils sont également les interlocuteurs privilégiés du pôle DDRS de l’UBO. Ces derniers mois, ils ont ainsi participé activement à l’élaboration du prochain schéma directeur Développement durable et Responsabilité sociétale (S3DRS) de l’établissement.

« Dès juillet 2023, nous avons été sollicitées en tant qu’ambassadrices DDRS de la faculté de Droit, Économie, Gestion et AES pour participer à la construction du nouveau schéma. Nos missions : co-définir les priorités d’actions, donner notre avis sur les fiches actions, être force de réflexion et d’initiatives pour la transformation écologique et sociale à l’UBO. Pour cela, nous avons collaboré avec les autres ambassadeurs et l’émulation est positive. Maintenant que les objectifs sont définis, place à l’action ! » témoignent Myriam Nourry, enseignante-chercheure en Économie, et Bénédicte Havard-Duclos, enseignante-chercheure en Sociologie, toutes deux ambassadrices pour la faculté de Droit, Économie, gestion et AES.

Piloté par le vice-président Développement durable et Transition énergétique, ce plan d’action, qui servira à l’UBO de feuille de route en matière de DDRS pour les 4 années à venir, est actuellement en cours de finalisation.

L’UBO expérimente une flotte de vélo de service

En amont de la mise en place de son plan de mobilité, l’UBO expérimente la mise à disposition de vélos à assistance électrique (VAE) pour les déplacements intercampus de ses personnels. La Présidence dispose d’une flotte propre et met par ailleurs des VAE à disposition des composantes souhaitant expérimenter le service avant de faire l’acquisition de leurs propres flottes. Cette expérimentation se déroulera cette année à la Faculté des Sciences du Sport et de l’Éducation et pourra être dupliquée dans d’autres composantes en fonction des demandes et du parc disponible.

L’idée est de pouvoir emprunter facilement ces VAE pour des déplacements entre les différents sites de l’UBO ou pour des rendez-vous extérieurs en lieu et place d’une voiture. Les utilisateurs pourront ainsi bénéficier des nombreux avantages de ce mode de déplacement, à savoir :

  • Le VAE est le mode de transport le plus rapide en ville pour des trajets inférieurs à 5km (temps de stationnement compris).
  • Il permet de pratiquer une activité physique sans pour autant transpirer grâce à l’assistance.
  • C’est un moyen de déplacement quasiment neutre en carbone.
  • Les économies réalisées (en coût de carburant notamment) permettront d’acquérir d’autres vélos.


Halte aux idées reçues !

“Je dois emporter du matériel, ça ne va pas le faire en vélo”

Les VAE sont mis à disposition avec 2 sacoches d’une contenance de 40L chacune. Autre alternative : un vélo cargo avec un bac avant d’une capacité de 270 litres est également à disposition.

“Le vélo, c’est bien, mais je n’ai pas envie d’être trempé/trempée”

Alors, d’accord, parfois il pleut. Difficile d’affirmer le contraire… Aussi, des équipements de protection seront également à disposition pour permettre aux utilisatrices et utilisateurs d’affronter le crachin brestois sans se mouiller !

“Vous m’avez convaincue/convaincu, mais je ne suis pas à l’aise en vélo ou je ne sais pas en faire”

Gwendal Quiguer, assistant ingénieur développement durable de l’UBO dispose d’un brevet d’initiateur mobilité vélo. Il peut mettre en place, à la demande, des séances de remise en selle ou d’apprentissage, n’hésitez pas à écrire à mobilites@univ-brest.fr

Portrait de Gwendal Quiguer, assistant ingénieur développement durable

Gwendal Quiguer a rejoint récemment la direction du Patrimoine. Rencontre avec le nouvel assistant ingénieur développement durable de l’UBO.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Gwendal Quiguer : Après une licence en géographie à l’UBO, un master d’urbanisme et une licence d’administration à l’IPAG, je me suis spécialisé dans les questions de mobilité. J’ai été bénévole, puis salarié, de l’association Brest à Pied et à Vélo (BaPaV), mais également en poste à Brest métropole ou à l’Adeupa sur ces questions. Au-delà de cette thématique qui me passionne, ce sont plus globalement les questions de l’écologie et des inégalités qui guident mes engagements personnels et professionnels.

Quelles seront vos missions au sein de l’UBO ?

G. Q. : Je suis en charge de la mise en place d’un plan de mobilité. Ma première tâche va consister à recueillir des données sur les habitudes de déplacements des étudiantes et des étudiants, mais aussi des personnels, sur les infrastructures existantes et sur les diverses mesures déjà mises en place visant à diminuer l’impact carbone des déplacements (télétravail, visioconférences, forfait mobilité durable…). Il s’agira ensuite de traiter toutes ces données pour avoir une analyse de notre situation de départ et pour proposer des pistes d’optimisation au plus près des besoins et des possibilités. Par ailleurs, mon rôle va consister à appuyer Marie-Amélie Lacroix, ingénieure développement durable et responsabilité sociétale (DDRS), sur toute la politique DDRS de l’UBO.

Quelques semaines après votre prise de fonction, quelles sont vos premières impressions ?

G. Q. : C’est agréable d’arriver dans une structure aussi motivée pour faire bouger les choses. De nombreuses mesures sont déjà en place : des ambassadrices et ambassadeurs développement durable dans les composantes, le forfait mobilité durable, des abris vélo sécurisés installés l’an dernier avec l’aide de SEA-EU… On ne part pas de zéro, loin de là. De plus, et c’est l’avantage d’être dans une grande organisation, l’UBO compte un grand nombre d’expertes et experts dans leur domaine qui permettent de faire avancer rapidement de nombreux sujets. Je dois encore me familiariser avec le fonctionnement de l’université, des composantes et leurs spécificités, analyser les études et mesures réalisées, me rendre sur place pour me rendre compte de la réalité de chaque site… ce qui va me demander un peu de temps bien sûr. Mais, globalement, je suis optimiste sur mes missions et sur la possibilité d’arriver à de vrais changements de pratiques qui seront bénéfiques pour la communauté UBO, le territoire et le climat.

À l’IUT de Brest, un repair café PAR et POUR les étudiants

Crédit photo : Sophie Lienart, IUT de Brest-Morlaix.

Depuis septembre dernier, un repair café tenu par 7 étudiants en Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII) a vu le jour à l’IUT de Brest. Une belle expérience pédagogique qui s’inscrit dans une démarche plus globale de développement durable.

« L’objectif de ce projet, à terme, explique Gaëlle Bossard, enseignante en GEII à l’initiative du repair café, est que tous les étudiants de l’UBO puissent bénéficier de l’aide des étudiants réparateurs pour apprendre à réparer leur matériel électronique défectueux ou endommagé.»

Pour l’heure, et avant de pouvoir accompagner leurs camarades, nos étudiants bricoleurs bénévoles sont encore en formation ! Ils bénéficient de l’expérience de 3 techniciens du département. 4 premières sessions du repair café leur ont déjà permis de se faire la main sur toute une gamme de petit matériel électronique. Ponceuse, multiprise, blender, radiateur, ampli, télé, apportés par les personnels de l’IUT, sont repartis comme neufs chez leur propriétaire.

« Ce projet a plusieurs vertus. Lutter contre l’obsolescence programmée. Responsabiliser les étudiants dans leurs achats de matériel. Leur permettre de développer des compétences directement liées à leur formation. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi un moment convivial, de partage, autour de boissons chaudes et de gâteaux. » ajoute Gaëlle Bossard. « Une prochaine étape sera d’intégrer des étudiants de Génie mécanique. »

Les prochains ateliers auront lieu le jeudi 14 mars, puis le jeudi 4 avril pour une session un peu spéciale qui permettra d’inaugurer officiellement le dispositif.

En pratique

Prochain repair café : jeudi 14 mars, de 13h45 à 17h, à l’IUT de Brest, Bâtiment D. Ouvert à tous les étudiants UBO !

Campus innovant et durable : découvrez les projets

Ils sont, pour l’instant, une quinzaine, étudiants et personnels, à participer à cette nouvelle saison du dispositif Campus innovant et durable (CID). Ils se sont rencontrés le 1er février dernier, lors de la soirée de lancement, afin de se constituer en équipes. Tour d’horizon des projets qu’ils défendent !

« La soirée de lancement a été riche en échanges et en énergies, témoigne Julia Fougère Lamour, ingénieure pédagogique et coordinatrice du dispositif CID. Les participants ont d’ores et déjà levé des passerelles possibles entre leurs différents projets. Cette approche globale est vraiment intéressante ! 5 projets émergent à ce stade et d’autres pistes très inspirantes, si elles ne sont pas suivies cette année, pourront être reprises pour la prochaine édition. Je pense notamment au sujet de l’alimentation. »

Handicap, mobilité, biodiversité, sensibilisation, bien-être… les projets couvrent de nombreuses thématiques ! Deux d’entre eux ont déjà leur ticket pour le marathon et une équipe mixte, composée d’étudiants et de personnels, pour les porter : le premier tentera de contribuer à la création d’une voie de mobilités douces sur le campus du Bouguen. Le second s’attachera à optimiser l’accessibilité des activités physiques et sportives de l’université pour les personnes en situation de handicap.

Pour les 3 autres, des participants sont requis ! Avis aux intéressés…

  • Projet de végétalisation de la faculté Victor Segalen (encore 2 participants minimum)
  • Projet de communication visuelle artistique et impactante sur les transitions ou comment utiliser l’art pour faire évoluer les regards et sensibiliser aux transitions (encore 1 participant minimum)
  • Projet de reconnexion au vivant : des animaux sur le campus ? (encore 1 participant minimum)

Prochaine étape : que les participants commencent l’exploration de leur sujet. Cela passe notamment par une veille et une enquête de terrain qualitative (type entretien). Les équipes incomplètes devront également fédérer de nouveaux participants.
S’en suivra le marathon créatif les 7 et 8 mars prochain, pendant lequel les équipes passeront de la phase exploration à la phase prototype.

Avis aux étudiants et personnels : il est encore temps de les rejoindre !

L’un de ces projets vous intéresse ? Vous avez jusqu’au 6 mars pour rejoindre une équipe. Pour vous inscrire, envoyez un mail à campusinnovantetdurable@univ-brest.fr

L’UBO s’engage dans le programme Atypie-friendly

Mardi 19 septembre dernier, l’UBO a réaffirmé son engagement dans le programme Atypie-friendly en devenant signataire de la charte. L’UBO est l’une des premières universités, avec l’Université Claude Bernard Lyon 1, à devenir signataire parmi le réseau des 25 établissements d’enseignement supérieur membres du programme. Un engagement fort qui témoigne de la volonté de notre établissement de devenir toujours plus inclusif.

Les collègues de l’université en charge du projet Atypie-friendly posent avec le coordinateur national du projet, Bertrand Monthubert, accompagné de son équipe, et Pascal Olivard, président de l’UBO, accompagné de deux de ses vice-présidents, François-Xavier Roux-Demare, vice-président SEA-EU et responsable du programme Atypie-friendly à l’UBO, et Nelly Kervarec, vice-présidente BIATSS.

Qu’est-ce qu’Atypie-Friendly ?

Porté par l’Université de Toulouse et lauréat du Programme Investissements d’Avenir (PIA) en 2018, ce programme national s’inscrit dans la stratégie nationale pour l’autisme.
Son objectif ? Améliorer l’inclusion des personnes autistes ou présentant des troubles de neuro-développement (TND) dans l’enseignement supérieur et les accompagner vers une insertion sociale et professionnelle.
D’abord baptisé Aspie-friendly, et dédié aux étudiants autistes, le programme a connu une évolution majeure en 2022 en s’élargissant aux troubles du neuro-développement (TND), comme le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité et les troubles « dys » : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, etc.
Actuellement, l’UBO recense 48 étudiants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et 106 étudiants « dys ». À l’échelle nationale, 5 % de la population serait touchée par un TND.

Une charte pour renforcer les moyens d’action du programme

La charte vise à renforcer les moyens d’action d’Atypie-Friendly au sein des établissements d’enseignement supérieur et à faciliter l’inclusion des futurs et actuels étudiants autistes ou présentant un TND.
Concrètement, les leviers d’action sont nombreux. Ils passent par :

  • L’accompagnement individuel des étudiants : dispositifs de soutien, constitution d’un réseau de référents spécialistes, etc. ;
  • La formation des équipes enseignantes : quelles méthodes pédagogiques pour répondre aux besoins variés de ces étudiants ? ;
  • La sensibilisation de la communauté universitaire (étudiants et personnels) ;
  • La mise à disposition de ressources à destination des étudiants mais aussi des personnels (enseignants, administratifs) ;
  • La création d’espaces d’échange et la mise en place d’une communauté.

À l’UBO, le travail a commencé

L’UBO a mis en place une équipe locale Atypie-Friendly qui travaille d’ores et déjà sur diverses thématiques. La synergie est en marche ! Pour preuve, l’annonce de la signature de la charte a même encouragé des personnels, concernés directement ou indirectement via leur entourage, à se porter volontaires pour participer au dispositif.
Un réseau de référents Atypie-friendly est également en cours de constitution : l’objectif est d’atteindre un référent dédié par composante, en plus des deux référents handicap. Ils seront des contacts privilégiés pour les étudiants et les personnels et accompagneront les étudiants concernés.
Second réseau en projet : un groupe d’étudiants porteurs de troubles qui pourraient accueillir les futurs étudiants de l’UBO, les rassurer et les épauler. Si ce réseau existe déjà à l’échelle nationale, l’université souhaite le développer en son sein.
Une réflexion est également en cours pour la mise en place d’actions de sensibilisation à l’autisme et aux TND sous forme d’expositions ou d’ateliers au sein des bibliothèques universitaires. Ces manifestations pourraient être mises en place dès le prochain semestre.
Enfin, si le dispositif Atypie-friendly s’adresse en premier lieu aux étudiants, la suite logique est de le généraliser aux personnels de l’université. En partageant leurs clefs de compréhension, ces derniers seraient d’ailleurs une ressource précieuse en faveur de l’insertion professionnelle.

Rencontre avec Marie-Amélie Lacroix, nouvelle ingénieure Développement durable de l’UBO

Marie-Amélie Lacroix a intégré l’UBO, en septembre dernier, en qualité d’ingénieure Développement Durable. Elle nous en dit plus sur son parcours et sur ses missions.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours ?
Marie-Amélie Lacroix : Mon Master en Management (MBA) en poche, j’ai toujours cherché du sens dans mon travail. Initiée très tôt au développement durable, il a été un fil conducteur tout au long de ma carrière.
Avant d’intégrer l’UBO, j’ai occupé le poste de responsable RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) pendant 6 ans au sein d’une union de coopératives maraîchères bretonnes. J’y ai notamment réalisé les premiers bilans carbone®, mené des projets pour réduire l’impact environnemental de l’activité au stade agricole et dans les bureaux (énergies renouvelables, mobilité, soutien à l’agriculture biologique…) et coordonné la suppression du plastique jetable dans les emballages.

Quelles seront vos missions au sein de l’UBO ?
M.-A. Lacroix : J’ai en charge la coordination des actions de développement durable et responsabilité sociétale auprès de la communauté UBO (étudiants et personnel) en lien avec les ambassadeurs des comités Développement durable de chaque composante.
Affectée à la direction du Patrimoine, les premiers projets qui me seront confiés sont les mobilités douces, le tri des déchets et la transition énergétique des bâtiments. Des sujets pour lesquels la communauté UBO a de très fortes attentes.
En parallèle, je travaille avec Frédéric Hervé, vice-président Développement durable et Transition énergétique de l’UBO, sur le nouveau Schéma directeur Développement durable et Responsabilité sociétale (S3DRS). Celui-ci fixera de nouveaux objectifs très opérationnels définis en concertation avec les parties prenantes internes. Des objectifs qui seront amenés à évoluer dans une logique d’amélioration continue.

Deux mois après votre prise de fonction, quelles sont vos premières impressions ?
M.-A. Lacroix : En arrivant à l’UBO, j’ai été marquée par l’engagement de chaque composante dans le Développement durable, par l’implication des ambassadeurs DDRS mais aussi par celle des personnels et étudiants qui donnent de leur temps pour agir. Si j’ai appris une chose dans mon parcours c’est que tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Et je suis ravie de prendre la route avec eux !

Qualité de vie au travail : une préoccupation majeure de l’UBO

Depuis 2017, l’UBO organise annuellement un temps fort consacré  à la Qualité de vie au travail des personnels UBO : la journée ABER. Nelly Kervarec, ingénieur d’études et vice-présidente Biatss (bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé) nous en dit plus sur cet événement.

Les Assises de la Qualité de vie au travail des personnels UBO auront lieu jeudi 23 novembre 2023. Les inscriptions en ligne sont ouvertes jusqu’au vendredi 10 novembre.

Pourquoi la journée ABER ? Quel est son objectif ?

Nelly Kervarec : Dès 2008, l’UBO a mis en place un groupe de travail afin d’œuvrer à l’amélioration de ses pratiques professionnelles. Ce groupe, devenu depuis groupe de travail QVT (qualité de vie au travail), a permis la mise en place d’une série d’actions, comme la cellule d’écoute, l’évolution du document unique avec son versant RPS… et la journée ABER !
Le constat de départ était le suivant : il existait finalement beaucoup d’initiatives et de dispositifs, mais ils n’étaient pas suffisamment connus des personnels. L’objectif de la journée ABER, qui peut être présentée comme « les Assises de la Qualité de vie au travail des personnels UBO », est de prendre un temps de réflexion. Réfléchir ensemble aux pistes d’évolutions et permettre à chacun d’apporter son point de vue pour progresser collectivement.
C’est l’ambition de ce rendez-vous annuel depuis sa création en 2017.

« Les problématiques abordées concernent tous les personnels de l’UBO ! »

À qui s’adresse cette journée ?

N. K. : À TOUS les personnels de l’UBO. Les problématiques abordées concernent tous les personnels, quel que soit leur statut (personnels administratifs, techniques, enseignants, chercheurs, etc.), leur positionnement (encadrant, non encadrant) ou encore leur lieu de travail (Brest, Quimper, Morlaix, Saint-Brieuc, Rennes, etc.). Et elles sont transposables à bien des niveaux !
Quelques illustrations avec les thèmes abordés cette année. Savoir dire « non », s’applique à bien des niveaux : dire non à un collègue, à un supérieur hiérarchique, mais pas que ! Cela peut-être d’un enseignant vers ses étudiants. Et inversement, il s’agit aussi pour un enseignant de recevoir le « non » de ses étudiants. Mais toujours dans le respect de l’autre. Quant à l’accueil des nouveaux collègues, il est aussi transposable, dans certains aspects, à ses nouveaux étudiants.
Une des particularités de l’UBO est aussi le multi-sites. Pour ABER 2021, les conditions sanitaires ont imposé le distanciel. Nous avions d’ailleurs abordé des thématiques qui sortaient du strict cadre professionnel : gymnastique des yeux, nutrition, finances… ce qui répondait aux besoins des personnels qui vivaient alors une situation exceptionnelle (confinement et télétravail imposé). La bonne surprise de cette édition a été que cette modalité particulière a permis une participation plus nombreuse des personnels des sites distants. Une dynamique que nous aimerions maintenir ! Certes, la journée ABER 2023 aura lieu en présentiel et sur Brest. Néanmoins, nous avons pensé le format et les horaires pour encourager de nouveau la participation des non brestois.

Quel bilan tirez-vous des précédentes éditions ?

N. K. : La journée ABER a eu des impacts très concrets. Et ce, dès les premières éditions. En 2017, un travail avec la troupe de théâtre « un rôle à jouer » a permis  d’adapter en scénettes 4 tranches de vie inspirées de notre quotidien au travail. Un collègue qui rentre de vacances et qui est submergé par les demandes et les mails, un partage d’expérience entre encadrants qui rencontrent des situations de conflit… Ces scènes imaginées par la troupe et le groupe de travail de l’UBO ont d’ailleurs été utilisées dans d’autres universités par la suite.
À notre échelle, elles ont eu un réel impact sur les participants de 2017. À tel point que nous avons proposé, l’année suivante, une relecture en présence des psychologues de la médecine des personnels. Et ce, afin d’apporter des clés de lecture et des solutions. Ce travail a notamment permis une prise de conscience des difficultés rencontrées par les managers. Il a ainsi débouché sur la mise en place d’un cycle de formation obligatoire et spécifique pour tous les encadrants (avec un volet gestion des conflits), ainsi que la constitution d’un réseau d’échanges entre pairs (ateliers d’échanges de pratiques managériales). Autre réponse concrète : la charte de la messagerie.

Cette année, l’accent sera mis sur le collectif. Pourquoi ? Quels seront les sujets abordés ?

N. K. : L’édition ABER 2023 proposera, en effet, une série d’ateliers et d’activités axés sur des sujets du quotidien, via le prisme du collectif : le respect, la politesse, la gestion des conflits, l’accueil des nouveaux collègues et l’apprentissage du « Savoir dire Non ».
Autant de sujets, en lien direct avec la prévention des risques psycho-sociaux, alimentés par le retour d’expérience des précédentes éditions, mais aussi par les Assises de la Pédagogie. Nous avons en effet voulu tirer le fil conducteur amorcé par les Assises de la pédagogie 2023 qui se sont intéressées, en juin dernier, au collectif et à la coopération.
Nous espérons que les participants, au sortir de cet après-midi, auront une vision plus précise des nombreuses ressources que propose l’établissement sur ces thématiques qui nous concernent toutes et tous.

Et après ? Quelle exploitation sera faite de cette nouvelle édition ?

N. K. : Dans un premier temps, une enquête de satisfaction sera menée. Puis le Copil se réunira afin de tirer un bilan de la journée et des résultats de l’enquête. Une chose est sûre, cette journée doit apporter des plus-values. L’une d’elles sera le travail mené par la facilitatrice graphique. Elle interviendra en amont et pendant la journée pour proposer un visuel qui illustre chacun des thèmes abordés. Visuel qui pourra ensuite être utilisé en interne par les personnels pour aborder ces problématiques.