15 mars : le Marché des initiatives durables / Parce que la pratique est parfois plus efficace que la théorie

Les études le montrent, l’approche cognitive ne suffit pas à modifier les comportements. Essayer, pratiquer, avoir une approche empirique est autrement plus efficace : on se rend compte que changer ses pratiques n’est pas si compliqué et peut même apporter de la satisfaction et du bien-être, sans parler de l’aspect ludique que peut avoir l’acquisition de nouveaux gestes.

La PepSE a donc convié au Forum de la faculté V. Segalen de nombreuses associations locales à présenter leur action et à proposer des ateliers de réalisation pour s’approprier de nouveaux usages. Ceux-ci touchent à une conception plus moderne et plus sobre de l’environnement certes, mais aussi à une approche sociale et solidaire de l’économie. L’apport de la technologie n’est pas en reste puisque le FabLab présentera diverses innovations allant dans ce sens.

En janvier, la PepSE (Pépinière des Solidarités Étudiantes) avait lancé un appel à projets Développement durable « Ose les initiatives durables pour un monde meilleur ». Les projets soutenus seront présentés le 15 mars, lors de l’Apéro Zéro Déchet qui suivra le Marché des initiatives durables. Ce sera aussi l’occasion pour les étudiant-e-s des associations étudiantes qui ont commencé à mettre en forme des projets de présenter ces derniers. Les associations et structures présentes, ainsi que la Fédé B qui déploie fortement sa réflexion et son action en faveur d’un développement durable, pourront être des soutiens et partenaires privilégiés pour faire avancer toutes ces initiatives qui témoignent d’une envie de voir les comportements évoluer.

Associations et structures présentes

Vert le Jardin

La Pince

BaPaV (Brest à Pied à Vélo)

UBO Open Factory

ADESS (Association pour le Développement de l’Économie sociale et Solidaire)

Radio U

Label Acanthe

La recyclerie Un peu d’R

Court-Circuit

Héol

L214

BMO (Service déchets / propreté)

CLOUS

Fédé B

16 mars : rencontre « Le vélo à l’UBO » / Parce qu’il est temps de nous organiser

De même que le partage de voiture se développe, avec la conscience que posséder une machine que l’on n’utilise que 5% du temps peut être un investissement quelque peu superflu, le partage de vélo se déploie également. Ceci nécessite un peu d’organisation : toujours savoir où le vélo est garé, à quel moment il est disponible pour être utilisé, qui (s’il s’agit d’un vélo à assistance électrique) est responsable du rechargement de la batterie.

Si vous possédez un vélo et souhaiteriez le mettre en partage, si vous souhaitez rencontrer des personnes qui sont dans cette démarche, passez en salle D105 de l’Institut de Géoarchitecture (UFR de Sciences), entre 16h30 et 18h30.

Il y sera aussi question du soutien que le gouvernement apporte à l’achat de vélos électriques (une prime de 200 €), de la possibilité de monter à l’UBO un atelier de réparation, pour avoir sur place les outils nécessaires et savoir qui a les compétences techniques pour expliquer ou aider à ces réparations, ou encore de la pratique du vélo en général – au plan de la réglementation, de la sécurité, de la pratique en ville.

20 mars : « Fête du printemps » / Parce que l’UBO est un lieu de culture

L’UBO dispose, depuis la rentrée 2016, d’un jardin partagé, qui est le lieu choisi par l’association Vert le jardin pour fêter le printemps. Au programme :

– atelier à la serre : semis

– atelier au jardin : premières plantations de l’année

– atelier bricole : fabrication de mini-nains de jardin (en lien avec le festival Nainportequoi organisé par Vert le jardin fin mars).

Le jardin partagé de l’UBO

http://blogs.univ-brest.fr/ubo-durable/category/initiatives-etudiantes/

20 mars : Ciné-débat sur la pêche durable / Parce que l’océan et la mer sont au cœur de nos préoccupations

Attention changement d’horaire!
20 mars
Faculté Victor Segalen
Salle B001
de 19h à 21h.

Pour finir ces Journées par un temps de réflexion, d’échanges mais aussi d’images, venez assister, en présence du réalisateur, à la projection du film documentaire de Loïc Jourdain « Des Lois et des hommes ».

La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur, qui sera animée par des chercheurs de l’UBO, et d’un petit buffet apéritif.

Synopsis du film documentaire 
« John O’Brien, petit pêcheur de l’île d’Inishbofin en Irlande se retrouve dépossédé de son droit de pêche traditionnelle car pris au piège entre les mécanismes politico-économiques de son pays et les lois Européennes. Avec l’aide d’un groupe d’insulaires, d’experts internationaux et d’ONG, il va mener une croisade européenne de huit ans, qui le mènera jusqu’au Parlement à Bruxelles. Contre vents et marées, John va tenir le cap face aux lobbies industriels et tenter de changer le système qui lui a tout enlevé. »

Bande-annonce

https://vimeo.com/191669740.

Ce documentaire a notamment remporté le Grand Prix du Festival International du Film Insulaire de l’Île de Groix, la mention spéciale du Jury au Festival du Film documentaire Traces de vie de Clermont-Ferrand ainsi que la mention spéciale du Jury lors du Festival du film documentaire de Derry (Irlande du Nord).

Participants à la rencontre

Loïc Jourdain, réalisateur

Louis Brigand, professeur de géographie (LETG)

Pascal Le Floc’h, MCF HDR de économie (AMURE)

Théo Desprez, président de l’association Fil & Fab

Edito #1

Durable ? Qui n’a pas entendu parler, à satiété, de développement durable ? Mais qu’entend-on, au juste, par là ? Quelle allure doivent avoir le développement d’une société, la croissance économique pour qu’ils soient durables, ou « soutenables » pour ceux qui préfèrent la vision anglophone ?

Se développer durablement, c’est bien sûr préserver les environnements dans lesquels nous vivons, évoluons, laissons l’empreinte de l’humanité. C’est également mettre en œuvre une société où la pauvreté et l’inégalité n’aient plus leur place, et il est révélateur que le premier Objectif du Développement Durable, sur les dix-sept définis par l’ONU soit justement « Pas de pauvreté » :

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=35642#.WIXkrXd7SgR

C’est encore repenser nos modes de consommation, voir les limites d’une économie linéaire (je produis – j’utilise – je jette) et ne pas se priver d’envisager un modèle circulaire. C’est aussi diffuser la culture et l’éducation pour une citoyenneté éclairée et émancipée.

Les objectifs du développement durable

L’égalité femmes-hommes à l’UBO : quelles perspectives ?

Une société moderne et durable ne saurait se concevoir sans la parité et l’égalité entre les femmes et les hommes, égalité de droit dont on attend également une réalisation dans les faits. Les projets en place et à réaliser par la mission « Égalité femmes-hommes » de l’UBO sont donc nombreux.

C’est le rôle de Françoise Pène, chargée de cette mission, qui rappelle que certaines fondations sont déjà posées. Ainsi, la charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les établissements d’enseignement supérieur est signée, et les dispositions obligatoires, telles que la mixité dans les comités de sélection et dans les conseils, sont respectées. L’UBO est bien membre de la CPED, Commission Permanente des chargé-e-s de mission Égalité Diversité, et une réunion de cette commission à Brest est envisagée.

Le prochain projet phare à voir le jour est la mise en place de la cellule contre le harcèlement sexuel, et les formations associées. En attendant cette finalisation et parce que le harcèlement sexuel n’est pas toujours bien connu, des renseignements très détaillés sont regroupés dans le document suivant :

https://clasches.fr/sites/clasches.fr/files/clasches_guide-harcelement-sexuel-2014_web-bd.pdf

Le 25 novembre prochain et les suivants, l’UBO sera également partenaire de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Et sur le long terme, il apparaît clairement qu’une réflexion doit être déployée pour accroître la vigilance et les opportunités relatives aux carrières. Comme le montre l’étude de Françoise Pène, le pourcentage des femmes occupant des postes de catégorie A parmi les BIATSS est bien inférieur à celui des femmes occupant des postes de catégorie C (50 vs 74%). La situation n’est pas moins préoccupante chez les enseignants et enseignants-chercheurs, puisque si les femmes représentent 52% des enseignants certifiés et 42% des maîtres de conférences, elles ne sont que 19% parmi les PU.

Françoise Pène souligne ainsi les problèmes relatifs à l’évolution des carrières des enseignantes-chercheuses, l’importance de lutter contre une auto-censure parmi les jeunes chercheuses qui entrave leur progression et qui mériterait des opérations d’informations et de conseil. Elle rappelle d’ailleurs que les sciences dites dures ne sont que trop faiblement féminisées.

Tout ceci témoigne bien du besoin d’une réflexion à l’UBO sur les possibilités d’évolutions de carrières des enseignantes, enseignantes-chercheuses et des femmes appartenant aux personnels BIATSS.

Enfin, la communication et l’expression sont des vecteurs de diffusion d’une vision de la société, et Françoise Pène appelle à une réflexion sur la féminisation des noms ou encore à une attention toujours accrue sur les supports de communication.

 

Pour en savoir plus :

http://www.letudiant.fr/static/uploads/mediatheque/EDU_EDU/5/6/65956-charte-pour-l-egalite-original.pdf

Et pour retrouver toutes les informations relatives à la mission « Égalité femmes hommes » de l’UBO :

http://www.univ-brest.fr/mission-egalite-femmes-hommes

Le tri sélectif à l’UBO: ce que l’on fait déjà

Avec ses 20 000 étudiants et ses 2000 personnels, l’UBO produit son lot de déchets. Si la réflexion pour l’optimisation de leur collecte est menée, une grande partie d’entre eux est déjà ramassée dans une perspective de revalorisation. Aperçu d’un état des lieux.

Sont collectés les déchets spéciaux suivants :

– Déchets chimiques et assimilés
– Déchets d’activités de soins à risques infectieux
– Déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE)
– Déchets radioactifs
– Cartouches de toners des imprimantes et photocopieuses
– Lampes

Concernant le campus de Brest, les déchets banals, eux, sont collectés grâce à deux systèmes : 

  • Des containers type bac 1100 litres : UFR Droit, PN2B, BU Bouguen, GU, Présidence, SUMPPS
  • Des containers ECODI 10 m2 : UFR Sciences, médecine, AES, UFR Lettres

Les containers de couleur bleue sont dédiés aux cartons et papiers.

Les containers de couleur grise sont dédiés au tout-venant.

Pour les localiser, vous pouvez vous reporter au plan ci-dessous, ou, mieux, vous promener sur le campus, à pieds ou à vélo, pour les repérer.

Les containers gris sont remplis quotidiennement par les personnels de la Direction du patrimoine lors de la collecte des déchets.

Il est important de préciser que les containers bleus, destinés à la collecte des papiers et cartons, sont mis à la disposition de toute la communauté. Toute personne volontaire pour y apporter ses papiers et cartons à recycler peut y avoir accès, et est très bienvenue pour participer à la démarche éco-citoyenne de collecte sélective.

En revanche, on constate trop souvent que les containers bleus sont pollués par des déchets autres que le papier et le carton, ce qui empêche la revalorisation de ces derniers et conduit tout le contenu du container directement à l’incinération. Il est dommage de perdre cette ressource à revaloriser, et en outre d’émettre encore plus de gaz à effets de serre.

Une réflexion est donc en cours pour améliorer le système, et la part de la sensibilisation dans la démarche éco-citoyenne semble importante à prendre en compte. En effet, si l’UBO est prête à évoluer sur ces dispositifs, le civisme de chacun de nous est également à solliciter.

Le jardin partagé de la PepSE pour cultiver la convivialité

L’UBO abrite depuis la rentrée 2016 un jardin partagé : il a été inauguré le 29 septembre, et à cette occasion, les participants ont pu assister à la projection du film Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent (César 2016 du meilleur documentaire) au cinéma Les Studios. Il s’agit du premier projet porté par la PepSE (Pépinière de Solidarités Étudiantes), élaboré dans le cadre d’une collaboration entre l’UBO et le CROUS de Rennes, en réponse à un appel à projets du CNOUS.

Qu’est-ce qu’un jardin partagé a de plus qu’un jardin classique ?

Un jardin partagé s’inscrit dans une logique d’économie collaborative, bien connue maintenant que l’usage des réseaux, du covoiturage, de la collocation ou encore du coworking se répandent. Un jardin partagé, donc, est conçu et entretenu collectivement par un groupe d’habitants, de citoyens. Il permet de partager des ressources mais aussi du temps et de la convivialité.

À l’UBO, tous les jeudis, des étudiants qui ont pris une parcelle, individuelle ou collective, viennent travailler dans leur jardin, en collaboration avec l’association brestoise et bretonne Vert le jardin, fondée en 2000 et dont l’objet est de promouvoir les jardins partagés. L’hiver, lorsque la météo est moins favorable à l’activité et que les récoltes se font rares, des animations sont proposées, pour s’initier à des techniques de décoration ou de fabrication de meubles avec des palettes, dans une optique d’économie circulaire.

Et pour aller encore plus loin dans la démarche collaborative, la perspective est d’ouvrir le jardin et ainsi l’université sur la ville. L’été, par exemple, lorsque les étudiants se font rares à l’université, les habitants, ou encore des structures avoisinantes (MPT, centres aérés…) pourront prendre le relais.

Avec le jardin partagé de la PEPSE, il s’agit donc de cultiver son lopin, certes, mais aussi d’interroger nos logiques de consommation et de conception de la société, et d’expérimenter des pratiques de mutualisation, de collaboration, de convivialité.

Est-il besoin de préciser que tout est bio ?

 

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Anaïs Robert, en mission de service civique dédié à la PepSE.

anais.robert@pepse-brest.fr

02.98.01.68.97

Trailer de Demain :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19558792&cfilm=229903.html

PEPSE :

http://www.pepse-brest.fr

Vert le Jardin :

http://www.vertlejardin.fr

 

Se déplacer à vélo? ça bouge sur le campus

Circuler à vélo à Brest? Pourquoi pas. Au niveau national, la part d’utilisation de ce mode de transport est en augmentation constante, contre vents et marées. Entretien avec Gwendal Quiguer, de l’association Brest à Pied et à Vélo (BaPaV) et Jérôme Sawtschuk, MCF en aménagement, urbanisme et environnement (UBO, Géoarchi).

L’association BaPaV (Brest à Pied et à Vélo) intervient à l’UBO depuis trois ans déjà. En quoi consiste ce partenariat ?

Gwendal Quiguer : Un partenariat unit en effet l’UBO et BaPaV ainsi que le CLOUS et la PEPSE, la Pépinière de Solidarités Étudiantes. Notre action consiste, au quotidien, à mettre des vélos à disposition des étudiants par le biais d’un prêt d’un mois, renouvelable, opération qui marche très bien. On peut les trouver une fois par mois, en cités U, où on tient des permanences. C’est aussi le moment pour venir faire réparer ou entretenir son vélo, mais aussi échanger, recevoir des conseils.

Mais on pourrait songer à prévoir un atelier à vélos fixe, sur le campus.

Nous avons aussi une vélo-école, et dans la charte qui nous lie à l’UBO, trois places gratuites sont réservées aux étudiants.

Comment faire évoluer les pratiques et inviter les personnels et étudiants à adopter la circulation à vélo ?

Gwendal Quiguer : Il faut avant tout essayer, et en général, on se rend compte qu’on va plus vite à vélo qu’en voiture. Le vélo reste le mode de transport le plus rapide en ville pour les distances inférieures à 4 km. En voiture, on roule en moyenne à 20 km/h, et à vélo, à 15.

Mais en quoi est-ce résolument plus rapide ?

Gwendal Quiguer : Parce qu’à vélo, on fait du porte-à-porte, au lieu de perdre du temps pour se garer. Ce qui est particulièrement vrai sur le campus, qui connaît des problèmes de stationnement importants.

Jérôme Sawtschuk : Il ne faut pas seulement songer aux modes de transport, mais aussi aux pratiques, qui évoluent. À titre personnel, j’ai une voiture partagée et un vélo partagé. Pour le vélo, c’est un partage informel, car je le loue à mon nom, mais on pourrait inciter cette pratique. Pour cela, il faudrait simplement un local et un agenda partagé.

Quelles autres idées pourraient inciter les gens à utiliser d’autres modes de transport que leur voiture personnelle ?

Jérôme Sawtschuk : On peut porter une attention particulière aux nouveaux arrivants. Lorsqu’on les accueille, on pourrait les informer davantage sur le remboursement des frais de transport en commun, leur demander s’ils sont prêts à covoiturer – et leur proposer des solutions !

L’UBO pourrait développer sa flotte de vélos, qui serait mise à disposition pour des étudiants individuellement, ou dans le cadre de sorties pédagogiques sur le terrain. On pourrait songer également à des vélos de fonction pour circuler sur le campus.

Pour en savoir plus:

http://www.bapav.org

Téléphone de l’atelier: 09 81 62 70 20
Permanence téléphonique assurée par Gwendal le mardi de 13h à 16h
Gwendal Quiguer, animateur services vélo : 06 59 75 70 84
Amélie Dumoulin, coordinatrice : 07 61 55 19 82

Adresse postale : Brest à pied et à vélo, 19 rue Bruat, 29200 Brest
Horaires d’ouverture de l’atelier:
Du lundi au Jeudi de 15h à 18h,
et le vendredi de 15h à 20h