Didier, retraité en reprise d’études – Licence 3 Ethnologie

« J’ai un passé de scientifique dans les sciences de la nature, en physique et en mathématiques et je me suis dit que c’était l’occasion de se pencher sur les Sciences Humaines , qui sont un autre volet des sciences et dans lesquelles je ne connaissais absolument rien. »
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Lukas – 3ème année Licence de Géologie

« Je suis allée en géologie un peu par défaut et je me suis rendu compte que c’est une matière passionnante qui sert à beaucoup de choses et qui a un domaine d’applications vaste, et ça regroupe les maths, la physique, la chimie, et c’est des matières qui me plaisent. »
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Yannick, doctorant en 1ere année de physique médicale

Après avoir obtenu un bac S, j’ai poursuivi mes études en DTS imagerie médicale et radiologie thérapeutique au lycée la croix rouge à Brest. N’ayant pas le souhait d’effectuer des études longues à l’époque, cette formation était très appropriée : d’un côté une formation théorique en biologie, physiologie et physique des rayonnements, et d’un côté pratique avec des stages en milieu hospitalier. Au final j’ai pu découvrir un métier paramédical très intéressant.

Toutefois, durant les trois ans de formation, je me suis rendu compte que je préférais la physique à la biologie et je ne me voyais pas faire ce métier durant 40 ans. J’ai donc poursuivi mes études en Master de Physique et technologies des rayonnements à Clermont Ferrant. Ce changement était assez brut et pour aider ceux ne provenant pas d’une filière « conventionnelle », j’ai eu des cours dit d’harmonisation en physique, électronique, mathématiques et informatique. Finalement, venir d’une formation professionnalisante ne s’est avéré en aucun cas pénalisant. Chaque année du master se déroule en deux semestres : un semestre théorique avec des cours de septembre à février et un semestre pratique de 5 à 6 mois en stage en laboratoire ou en entreprise. Pour ma part j’ai choisi en M1 un stage en laboratoire et en M2 un stage dans un service de radiothérapie d’une clinique privée.

Ensuite pour mieux me spécialiser, j’ai refait un M2 physique médicale à Lyon. Ce Master Recherche m’a permis d’améliorer mes connaissances dans ce domaine et j’ai eu la chance d’effectuer un stage au centre de recherche en oncologie de Québec.
Finalement sur mes 6 ans d’étude, j’ai eu 3 ans de cours et 3 ans de stage. Changer de filière n’est pas forcément simple (refaire des maths quand on en n’a plus fait depuis 3 ans c’est déroutant) mais ce n’est pas impossible. Bien que mon parcours ne soit pas conventionnel, il avait l’avantage d’avoir des diplômes professionnalisants me permettant de travailler tout de suite après.

Mélanie, docteur en biologie marine

Quand j’étais adolescente, il y a deux métiers que je voulais faire : archéologue ou biologiste.
L’archéologie a toujours été un domaine qui me passionne (encore aujourd’hui) pour l’excitation de trouver des objets historiques et le fait de vivre une vie aventurière à la « Indiana Jones ». D’un autre côté, j’ai toujours été bonne en sciences naturelles, j’adorais travailler à la paillasse lors des séances de travaux pratiques et je m’imaginais bien dans le futur trouver des remèdes contre les maladies.

A première vue, cela m’amenait à choisir deux voies complètement différentes au lycée : une voie plutôt littéraire à cause des connaissances en histoire nécessaires pour être archéologue et une voie scientifique pour être biologiste. Après avoir discuté avec mes profs de biologie et d’histoire en seconde, ils m’ont dit que la voie scientifique me permettrait de faire les deux ensuite. J’ai donc fait une première S que j’ai redoublée car j’étais bonne en biologie et en chimie mais pas en maths et en physique. J’aurais pu faire une terminale L car j’étais bonne dans les matières littéraires mais j’ai préféré persévérer dans la voie scientifique qui me donnait plus de choix par la suite.
Finalement, j’ai eu mon bac S spécialité SVT et avant de choisir la suite de mon parcours, j’ai été rencontrer des archéologues travaillant à l’université de Rennes 2 (Lettres, sciences humaines et sociales) pour me faire une idée des débouchés. Ces derniers m’ont dit qu’archéologue était un métier passionnant mais qu’il y avait très peu de postes une fois un diplôme universitaire bac+5 en poche. Du coup, je me suis dit qu’il était risqué de faire cinq ans d’étude pour finalement ne peut-être rien avoir au bout et pouvoir difficilement se reconvertir de par la spécificité du parcours « archéologie ».
Par contre, faire un parcours scientifique en biologie à l’Université me donnait l’opportunité par la suite de pouvoir à la fois travailler en tant que biologiste dans un laboratoire de recherche et/ou en collaboration avec des archéologues (par exemple identifier des espèces fossiles animales ou végétales).

J’ai donc décidé de suivre un parcours en biologie à l’Université de Rennes 1. J’ai choisi un parcours universitaire car premièrement c’est la voie privilégiée pour devenir chercheur (Master + Doctorat) et deuxièmement pour la liberté qu’offre ce genre d’études (pas de contrôles sans arrêt, travail en autonomie, pas d’obligations d’assister aux cours (enfin faut quand même en suivre un minimum pour avoir son diplôme !)). Ainsi j’ai d’abord fait un Deug Sciences de la Vie (Bac+2) qui m’a permis de voir que disséquer des animaux n’était pas mon truc et que je préférais sans aucun doute étudier les plantes. J’ai donc fait une Licence Sciences végétales (Bac +3) puis un Master 1 professionnel Sciences agronomiques et agro-alimentaires co-habilité avec une école d’ingénieur (ENSAR).
A ce stade de mon parcours, j’avais décidé de suivre une voie professionnalisante (Master 1 et Master 2 professionnel conduisant à un statut d’ingénieur d’étude par opposition à Master 1 et Master 2 recherche conduisant au doctorat et au statut d’ingénieur de recherche) pour pouvoir m’insérer rapidement sur le marché du travail (un peu marre des études !). Cependant, lors de mon Master 1, j’ai fait un stage à l’INRA qui m’a permis de rencontrer des doctorants et m’a donné envie de faire une thèse, ce que je ne voulais pas au départ.
J’ai donc fait un Master 2 recherche pendant lequel j’ai fait 6 mois de stage au Laboratoire d’Ecophysiologie et de Biotechnologie des Halophytes et des Algues Marines (LEBHAM) à Brest. J’ai alors réalisé une thèse dans ce même laboratoire de 2007 à 2011 qui a porté sur l’étude des végétaux marins et sur leurs potentialités en tant que sources de nouvelles molécules pouvant être utilisées en santé humaine ou en cosmétologie.

Je continue actuellement en post-doctorat des travaux de recherche sur les mêmes thématiques et j’espère pourquoi pas trouver un jour la plante qui guérira du cancer ou qui empêchera le vieillissement !